Q. – Êtes-vous Maçon ?
R. – Oui.
Q. – Comment le saurai-je ?
R. – Vous le saurez en temps et lieu convenables.
Q. – Quel est le premier point ?
R. – Dites-moi le premier point, je vous dirai le second. Le premier est de celer 2 et de cacher, le second  de courir le risque d’avoir la gorge tranchée, car vous devez faire ce signe quand vous dites cela.
Q. – Où avez-vous été admis ?
R. – Dans une honorable Loge.
Q. – Qu’est-ce qui fait une Loge juste et parfaite ?
R. – Sept Maîtres, cinq Apprentis entrés, à un jour de marche d’un bourg, là où on n’entend ni un chien aboyer, ni un coq chanter.
Q. – Un nombre plus petit ne peut-il rendre une Loge juste et parfaite ?
R. – Oui, cinq Maçons [Maîtres] et trois Apprentis entrés.Q. – Et à moins encore ?
R. – Plus on est nombreux, plus on est joyeux; moins on est [de con­vi­ves], meilleure est la chère.
Q. – Quel est le nom de votre Loge ?
R. – Kilwinning .
Q. – Où se tient votre Loge ?
R. – D’est en Ouest, comme le Temple de Jérusalem.
Q. – Où se tint la première Loge ?
R. – Dans le porche du Temple de Salomon.
Q. – Y a-t-il des lumières dans votre Loge ?
R. – Oui, trois : au nord-est, au sud-ouest, et au passage de l’est. La première désigne le Maître Maçon  , la seconde le Sur­veillant, la troisième le Compagnon de pose .
Q. – Y a-t-il des bijoux dans votre Loge ?R. – Oui, trois : [un] moellon de parpaing, un pavé d’équerre et un large ovale  (broad ovall).
Q. – Où trouverai-je la clef de votre Loge ?
R. – A trois pieds et demi de la porte de la Loge, sous un moellon de parpaing et une motte d’herbe 8. Sinon, sous le lobe de mon foie où sont enfermés tous les secrets de mon cœur.
Q. – Qu’est la clef de votre Loge ?
R. – Une langue bien pendue.
Q. – Où se trouve la clef ?
R. – Dans la boîte d’os.
Après que les maçons vous ont examiné avec toutes ou quelques unes de ces questions et que vous leur avez répondu avec exactitude, et fait les signes, ils vous reconnaîtront, non comme Maître Maçon ni comme Compagnon, mais seulement comme Apprenti ; alors ils vous diront :
Q. – Je vois que vous été dans la cuisine, mais je ne sais pas si vous avez été dans la salle [à manger]  .
R. – J’ai été dans le hall comme dans la cuisine.
Les mots sont dans le Premier Livre des Rois 11 (7. 21) et dans le Deuxième Livre des Chroniques (3. 17).
1er livre des rois 7.21
Il dressa les colonnes dans le portique du temple; il dressa la colonne de droite, et la nomma Jakin; puis il dressa la colonne de gauche, et la nomma Boaz.
Chroniques 3.17
Il dressa les colonnes sur le devant du temple, l’une à droite et l’autre à gauche; il nomma celle de droite Jakin, et celle de gauche Boaz.
Q. – Êtes-vous Maçon ?
R. – Oui, en effet, je le suis.
Q.  –  Comment le saurai-je ?
R.  –  Vous le saurez en temps et lieu convenables.
Q.  –  Quel est le premier point ?
R.  –  Dites-moi le premier et je vous dirai le second. Le premier est de celer et de cacher ; le second, sous une peine qui ne saurait être moindre que d’avoir la gorge coupée. Mais vous devez faire le signe quand vous dites cela.
Q.  –  Où avez-vous été reçu ?
R.  –  Dans une honorable Loge.
Q.  –  Qu’est-ce qui fait une Loge juste et parfaite ?
R.  –  Sept Maîtres, cinq Apprentis entrés, à un jour de marche d’un bourg, là où l’on n’entend ni un chien aboyer, ni un coq chanter.
Q.  –  Ne peut-on pas former à moins une Loge juste et parfaite ?
R.  –  Quatre Maîtres, trois Apprentis entrés, et le reste comme précédemment.
Q.  –  Et à moins [encore] ?
R.  –  Plus on est, plus on rit, et moins on est, meilleure est la chère.
Q.  –  Quel est le nom de votre Loge ?
R.  –  Loge de Kilwinning.
Q.  –  Comment se dresse votre Loge ?
R.  –  D’est en ouest, comme le Temple de Jérusalem.
Q.  –  Où s’est tenue la première Loge ?
R.  –  Dans le porche du Temple de Salomon.
Q.  –  Y-a-t-il des lumières dans votre Loge ?
R.  –  Trois, au nord-est, au sud-ouest, et au passage de l’est. La première désigne le Maître Maçon, la seconde le Surveillant, et la troisième le Compagnon du Métier.
Q.  –  Y a-t-il des bijoux dans votre Loge ?
R.  –  Trois, un parpaing [perpendester], un pavé d’équerre [square pavement], et un marteau bretté [broked-mall].
Q.  –  Où trouverai-je la clef de votre Loge ?
R.  –  A trois pieds et demi de la Loge, sous le parpaing et une motte d’herbe verte [green divot].
Q.  –  Qu’entendez-vous par un parpaing et une motte d’herbe verte ?
R.  –  J’entends non seulement sous un parpaing et une motte d’herbe, mais sous le lobe de mon foie, là où gisent cachés tous les secrets de mon cœur.
Q.  –  Qu’est-ce que la clef de votre Loge ?
R.  –  Une langue bien pendue.
Q.  –  Où se trouve la clef de votre Loge ?
R.  –  Dans la boîte d’os.
Après que les Maçons vous ont examiné par quelques unes de ces questions, et que vous y avez répondu avec exactitude et fait le signe, ils vous reconnaîtront, non pour un Maître Maçon ou Compagnon du Métier, mais seulement pour un Apprenti .  C’est pourquoi ils ajouteront :
Q.  –  Je vois que vous avez été dans la cuisine, mais je ne sais pas si vous avez été dans la salle à manger .R.  –  J’ai été dans la salle à manger et dans la cuisine.
Q.  –  Où trouve-t-on les mots ?
R.  –  Au premier Livre des Rois, chapitre 7, verset 21; et au second Livre des Chroniques. chapitre 3, dernier verset.
1er livre des rois 7.21
Il dressa les colonnes dans le portique du temple; il dressa la colonne de droite, et la nomma Jakin; puis il dressa la colonne de gauche, et la nomma Boaz.
Chroniques 3.17
Il dressa les colonnes sur le devant du temple, l’une à droite et l’autre à gauche; il nomma celle de droite Jakin, et celle de gauche Boaz.
Question.  –  Êtes-vous Maçon ?
Réponse.  –  Oui, je suis « Franc-Maçon » [Freemason].
Q.  –  Comment le saurai-je ?
R.  –  Par la perfection de mes signes, des gestes convenus, et les premiers points de mon entrée.
Q.  –  Quel est le premier signe ou geste convenu ; montrez-moi le premier et je vous montrerai le second.
R.  –  Le premier est celer et cacher, ou cacher et garder secret, sous une peine qui ne saurait être moindre que d’avoir la langue coupée dans la gorge.
Q.  –  Où avez-vous été fait Maçon ?
R.  –  Dans une Loge juste et parfaite, ou juste et légitime.
Q.  –  Qu’est-ce qu’une Loge juste et parfaite, ou juste et légitime ?
R.  –  Une Loge juste et parfaite, c’est deux Apprentis entrés, deux Compagnons du métier et deux Maîtres ; [on peut être] plus ou moins ; plus on est, plus on rit, moins on est, meilleure est la chère ; mais en cas de nécessité cinq suffiront, c’est-à-dire deux Apprentis entrés, deux Compagnons du métier et un Maître, sur la plus haute colline ou dans la vallée la plus profonde du monde, là où l’on n’entend ni un coq chanter ni un chien aboyer.
Q.  –  De qui tirez-vous vos principes ?
R.  –  D’un plus grand que vous.
Q.  –  Qui sur terre peut être plus grand qu’un Franc-Maçon ?
R.  –  Celui qui fut transporté au pinacle du temple de Jéru­salem.
Q.  –  Votre Loge est-elle fermée ou ouverte ?
R.  –  Elle est fermée.
Q.  –  Où se trouvent les clefs de la porte de la Loge ?
R.  –  Dans une boîte close, ou sous un pavage à trois coins, à environ un pied et demi de la porte de la Loge.
Q.  –  De quoi est faite la clef de la porte de votre Loge ?
R.  –  Elle n’est faite ni de bois, ni de pierre, ni de fer, ni d’acier, ni d’aucun métal ; c’est la langue de bon renom [qui ne dit que du bien] d’un frère aussi bien dans son dos que face à face.
Q.  –  Combien de bijoux y a-t-il dans votre Loge ?
R.  –  Il y en a trois : le pavé d’équerre [mosaïque], l’étoile flamboyante  et le Danty Tassley.  (la houppe dentelée entourant  le tableau de loge, qui indique que la Loge est fermée )
Q.  –  Quelle est la longueur de la corde de votre Loge ?
R.  –  Autant qu’il y a du lobe de mon foie à la racine de ma langue.
Q.  –  Combien y a-t-il de lumières dans votre Loge ?
R.  –  Trois : le soleil, le maître, et l’équerre.
Q.  –  Quelle est la hauteur de votre Loge ?
R.  –  Des pieds, des aunes et des pouces sans nombre : elle atteint le ciel.
Q.  –  Où se tient votre Loge ?
R.  –  D’est en ouest, comme tous les temples consacrés.
Q.  –  Quelle est la place du Maître dans la Loge ?
R.  –  A l’est est la place du Maître dans la Loge, et du bijou [le soleil] qui se pose en premier sur lui, et il met les hommes au travail. Ce que les Maîtres ont [semé] le matin les Surveillants le
moissonnent l’après-midi.
Dans certains endroits ils s’entretiennent comme suit :
Q.  –  Où le Mot [de Maçon] a-t-il été donné pour la première fois ?
R.  –  A la tour de Babylone [Babel].
Q.  –  Où fut convoquée la première Loge ?
R.  –  Dans la sainte chapelle de Saint Jean.
Q.  –  Comment se tient votre Loge ?
R.  –  Comme ladite sainte chapelle et tous les autres saints temples, à savoir d’est en ouest.
Q.  –  Combien y a-t-il de lumières dans votre Loge ?
R.  –  Deux : une pour y voir en entrant et une pour y voir en travaillant.
Q.  –  Par quoi avez-vous prêté serment ?
R.  –  Par Dieu et par l’équerre.
Q.  –  Par dessus ou par dessous les vêtements ?
R.  –  Par dessous.
Q.  –  Sous quel bras ?
R.  –  Sous le bras droit.
Q.  –  Que Dieu soit favorable à tous les Vénérables Maîtres et Compagnons de la Vénérable Loge d’où vous venez, et à vous, bon Compagnon. Quel est votre nom ?
R.  –  J. ou B.
Puis, donnant la poignée de main, il [l’Apprenti] dira :
–   Frère Jean vous salue bien.
R.  –  Dieu vous salue bien, cher Frère.
Une autre salutation consiste à donner la poignée de main de Maître ou de Compagnon en disant : « Le très Vénérable [Maître], les Maîtres et Compagnons de la Vénérable Loge d’où nous venons vous saluent, vous saluent, vous saluent bien».
Alors, il répondra : « Dieu vous salue bien, cher Frère ».
Ils ont un autre [mot] qu’ils appellent « Mot de Maître », et c’est « Mahabyn », qu’ils divisent toujours en deux mots. Ils se tiennent de­bout l’un contre l’autre, poitrine contre poitrine, les chevilles droi­tes se touchant par l’intérieur, en se serrant mutuellement la main droite par la poignée de main de maître, l’extrémité des doigts de la main gauche pressant fortement le dos de l’autre ; ils restent dans cette position le temps de se murmurer à l’oreille l’un « Mahao» et l’autre, en réponse, « Byn ».
Le serment.
« Vous garderez secret le Mot de Maçon et tout ce qu’il recouvre, vous ne l’écrirez jamais, directement ni indirectement ; vous garderez tout ce que nous mêmes ou vos instructeurs vous ordonneront de garder secret, vis-à-vis de tout homme, femme ou enfant, et même vis-à-vis d’une souche ou d’une pierre, et vous ne le révélerez jamais, sinon à un frère ou dans une Loge de Francs-Maçons, et vous observerez fidèlement les devoirs définis dans la Constitu­tion. Tous ces points vous promettez et jurez de les garder et de les observer fidèlement sans aucune espèce d’équivoque ou de restriction mentale, directe ou indirecte.
« Que Dieu vous soit en aide par le contenu de ce livre ».
Alors il baise le Livre.
Question. – Que la Paix soit ici.
Réponse. – J’espère qu’elle y est.
Q. – Quelle heure est-il ?
R. – Ça va sur Six, ou ça va sur Douze.
Q. – Avez-vous beaucoup de travail ?
R. – Non.
Q. – Donnez-vous ou prenez-vous ?
R. – Les deux, ou bien ce qu’il vous plaît.
Q. – Comment vont les Équerres ?
R. – Tout Droit.
Q. – Êtes-vous Riche, ou Pauvre ?
R. – Ni l’un ni l’autre.
Q. – Changez-moi cela ?
R. – Je veux bien.
Q. – Au nom de, &c., êtes-vous Maçon ?
R. – Je suis Maçon.
Q. – Qu’est-ce qu’un Maçon ?
R. – Un Homme engendré d’un Homme, né d’une Femme et Frère d’un Roi.
Q. – Qu’est-ce qu’un Compagnon ?
R. – Le Compagnon d’un Prince.
Q. – Comment saurais-je que vous êtes Franc Maçon ?
R. – Par les Signes, les Attouchements et les Points de mon Entrée.
Q. – Quel est le Point de votre Entrée ?
R. – J’entends et je cèle, sous peine d’avoir la gorge tranchée ou ma langue arrachée de ma tête.
Q. – Où avez-vous été fait Franc Maçon ? 
R. – Dans une Loge juste et parfaite.
Q. – Combien [de Maçons] font une Loge ?
R. – Dieu et l’Équerre, avec cinq ou sept Maçons droits et parfaits, sur les plus hautes montagnes, ou dans les plus profondes vallées du Monde.
Q. – Pourquoi des Nombres impairs font-ils une Loge ?
R. – Parce que tous les Nombres impairs sont à l’avantage des Hommes.
Q. – De quelle Loge êtes-vous ?
R. – De la Loge saint Jean.
Q. – Comment se tient cette Loge ?
R. – Plein est et ouest, comme se tiennent tous les Temples.
Q. – Où est la place du Maçon ?
R. – A la fenêtre de l’est, attendant le lever du Soleil pour mettre ses Hommes à l’ouvrage.
Q. – Où est la place du Surveillant ?
R. – A la fenêtre de l’ouest, attendant le coucher du Soleil pour renvoyer les Apprentis Entrés.
Q. – Qui dirige et gouverne la Loge, et qui en est le Maître ?
R. – I r a h / I a c h i n, ou la colonne de droite. 
Q. – Comment est-elle gouvernée ?
R. – Par l’Équerre et la Règle.
Q. – Avez-vous la clef de la Loge ?
R. – Oui, je l’ai.
Q. – Quel est son pouvoir ?
R. – Ouvrir et fermer, et fermer et ouvrir.
Q. – Où la gardez-vous ?
R. – Dans une boîte d’ivoire, entre ma langue et mes dents, ou dans mon cœur où je garde tous mes secrets.
Q. – Avez-vous une chaîne à la clef ?
R. – Oui, j’en ai une.
Q. – Quelle est sa longueur ?
R. – Aussi longue que de ma langue à mon cœur.
Q. – Combien de bijoux précieux ?
R. – Trois : une pierre d’équerre, un diamant et une équerre. 
Q. – Combien de Lumières ?
R. – Trois : une plein est, une au sud et une à l’ouest.
Q. – Que représentent-elles ?
R. – Les trois Personnes, le Père, le Fils et l’Esprit Saint. 
Q. – Combien de colonnes ?
R. – Deux : Iachin [Jachin] et Boaz.
Q. – Que représentent-elles ?
R. – La force et la stabilité de l’Église dans tous les âges.
Q. – Combien d’angles y a-t-il dans une Loge de saint Jean?
R. – Quatre, ressemblant à des équerres.
Q. – Comment trouve-t-on le méridien ?
R. – Quand le Soleil quitte le sud et s’enfonce à l’extrémité ouest de la Loge.
Q. – Dans quelle partie du Temple se tenait la Loge ?
R. – Dans le Porche de Salomon à l’extrémité ouest du Temple, où étaient dressées les deux colonnes.
Q. – Combien de pas appartiennent-ils à un vrai Maçon ?
R. – Trois.
Q. – Donnez moi la solution.
R. – Oui, je vais le faire,…… Le Très Vénérable, les Vénérables Maîtres et les Vénérables Compagnons de la Très Vénérable Loge d’où je viens vous saluent bien.
– Que le Salut du Grand Dieu soit dans notre Assemblée et avec la Très Vénérable Loge d’où vous venez et dont vous êtes membre.
Q. – Donnez-moi le mot de Jérusalem.
R. – Giblin.
Q. – Donnez-moi le Mot universel.
R. – Boaz.
Q. – Mon Frère, quel est votre nom ?
R. – N… ou M…
– Bienvenue Frère M… ou N… dans notre Société. 
Q. – Combien de points particuliers appartiennent-ils à un Franc-Maçon ?
R. – Trois : La Fraternité, la Fidélité, et la Discrétion.
Q. – Que représentent-ils ?
R. – L’Amour fraternel, la Bienfaisance et la Vérité parmi tous les vrais Maçons, auxquels tous les Maçons furent consacrés lors de la construction de la Tour de Babel et du Temple de Jérusalem.
Q. – Combien [y a-t-il] de Points justes ?
R. – Cinq : Pied à Pied, Genou à Genou, Main à Main, Cœur à Cœur et Oreille à Oreille.
Q. – D’où l’arche vient-elle ?
R. – De l’Architecture.
Q. – Combien [y-a-t’il] d’ordres en Architecture ?
R. – Cinq : le Toscan, le Dorique, l’Ionique, le Corinthien et le Composite
Q. – A quoi correspondent-ils ?
R. – Ils correspondent à la Base, à la Perpendiculaire, au Diamètre, à la Circonférence et à l’Équerre.
Q. – Quel est le Mot juste ou le Point droit d’un Maçon ?
R. – Adieu [en français dans le texte].
Question. – Qui êtes-vous ?
Réponse. – Je suis un homme.
Q. – Comment le saurai-je ?
R. – Par tous les signes véritables reçus dans la première partie de ma réception, que je tairai et cacherai.
Q. – N’êtes-vous rien de plus ?
R. – Si, un homme, engendré d’un homme et né d’une femme, et cependant j’ai pour frères de puissants rois et de grands princes.
Q. – Dans quelle Loge avez-vous été reçu ?
R. – Dans une véritable Loge de saint Jean.
Q. – Où une Loge doit-elle se tenir ?
R. – Au sommet d’une montagne ou au milieu d’un marécage, là où l’on n’entend ni le chant d’un coq ni l’aboiement d’un chien.
Q. – Quelle hauteur a votre Loge ?
R. – Des pouces et des empans sans nombre.
Q. – Qu’est-ce à dire, sans nombre ?
R. – Des cieux matériels au firmament étoilé.
Q. – Combien y a-t-il de colonnes dans votre Loge ?
R. – Trois.
Q. – Lesquels ?
R. – L’équerre, le compas et la Bible.
Q. – Où repose la clef de votre Loge ?
R. – Dans une boîte d’os recouverte d’un tapis.
Q. – Donnez les caractéristiques de votre boîte.
R. – Ma tête est la boîte, mes dents sont les os, mes cheveux sont le tapis, ma langue est la clef.
Q. – Comment avez-vous été admis ?
R. – D’une façon humiliante, avec une corde autour du cou.
Q. – Dans quelle posture étiez-vous lors de votre réception ?
R. – Ni assis, ni debout, ni courant, ni marchant, mais sur mon genou gau­che.
Q. – Pourquoi une corde autour du cou ?
R. – Pour me pendre si je trahissais la confiance [placée en moi].
Q. – Pourquoi sur le genou gauche ?
R. – Parce que je devais être dans une posture des plus humbles pour recevoir le secret royal.
Q. – A quelle obligation êtes-vous soumis ?
R. – Un grand serment.
Q. – Quel châtiment est infligé à ceux qui révèlent le secret ?
R. – Ils auront le cœur arraché tout vif, la tête coupée et le corps enseveli entre les marques des marées et en nul lieu où sont ensevelis les chrétiens.
Q. – Combien y a-t-il de lumières dans votre Loge ?
R. – Deux.
Q. – Lesquelles ?
R. – Le soleil qui, en se levant à l’est, met tous les hommes à l’ouvrage, et qui, en se couchant à l’ouest, renvoie tous les hommes au repos.
Q. – Comment est disposée votre Loge ?
R. – D’est en ouest, parce que toutes églises et tous les temples sacrés sont ainsi disposés, et particulièrement le Temple de Jéru­salem.
Q. – Hiram n’aurait-il pu poser les fondations du Temple du sud au nord, plutôt que de l’est à l’ouest ?
R. – Non, il ne le pouvait pas.
Q. – Donnez une raison à cela.
R. – David prescrivit que les fondations du Temple seraient posées sur une aire de battage, comme vous pouvez le lire dans la Sainte Bible, où elle est appelée Aire d’Ornan le Jésubéen. 
On peut lire encore dans les Saintes Écritures que l’arche du Seigneur, qui abritait l’alliance passée entre Dieu et les hommes et les deux tables de marbre gravées par le doigt de Dieu, séjourna par malheur pendant un [temps] considérable sur ladite aire de battage d’Ornan, ce qui l’obligea à poser les fondations du temple d’est en ouest conformément à la position de deux tables.
Q. – Qu’est-ce que la Maçonnerie ?
R. – Une œuvre réalisée à l’équerre.
Q. – Qu’est-ce qu’un Maçon ?
R. – Un ouvrier de la pierre.
Q. – Reconnaîtriez-vous votre Maître si vous le rencontriez ?
R. – Oui.
Q. – Comment le reconnaîtriez-vous ?
R. – Par ses habits.
Q. – Quelle est la couleur de ses habits ?
R. – Jaune et bleu, rappelant le compas qui est de cuivre et de fer. 
Q. – De quel mortier disposèrent les Maçons qui construisirent le Temple [de Salomon] ?
R. – Du même mortier que celui dont ils avaient disposé pour la construction de la Tour de Nimrod.
Q. – Quelle échelle avaient-ils ?
R. – Pour la construction, ils disposèrent de l’échelle de Jacob qui unit le ciel à la terre.
Q. – De combien d’échelons dispose l’échelle de Jacob ?
R. – De trois.
Q. – Quels sont-ils ?
R. – Le Père, le Fils et le saint Esprit.
Q. – Combien y a-t-il de fleurs dans le bouquet des Maçons ?
R. – Trois et douze.
Q. – Comment les appelez-vous ?
R. – La Trinité et les douze Apôtres.
Q. – Qui était Maître Maçon lors de la construction du Temple ?
R. – Hiram de Tyr.
Q. – Qui posa la première pierre lors de la fondation du Temple ?
R. – Le même Hiram.
Q. – A quel emplacement posa-t-il la première pierre ?
R. – A l’angle sud-est du Temple.
Q. – Que dit-il lorsqu’il la posa ?
R. – Que Dieu nous aide.
Q. – Quelle fut la chose la plus merveilleuse que l’on vit ou entendit à propos du Temple ?
R. – Que Dieu s’était fait homme, que l’homme était Dieu, et que la vierge Marie était sa mère. 
Q. – A quoi sert la nuit ?
R. – La nuit est meilleure pour entendre que pour voir.
Q. – A quoi sert le jour ?
R. – Le jour est meilleur pour voir que pour entendre.
Q. – Que fit le second homme quand le premier mourut ?
R. – Il acheva l’ouvrage que le premier homme avait projeté de faire, comme le roi David avait projeté de construire un temple mais en avait été empêché par la mort ; ce fut Salomon qui le réalisa.
Q. – Que signifie la mer d’airain qu’Hiram façonna et qu’il soutint par douze bœufs, trois regardant au nord, trois au sud, trois à l’ouest et trois à l’est ?
R. – A cette époque, elle était assignée aux prêtres pour s’y baigner et s’y laver ; mais maintenant nous trouvons qu’elle est le symbole du Christ, dont le sang devait purifier les péchés et laver les élus, et les douze bœufs sont le symbole des douze Apôtres, qui luttèrent contre le paganisme et l’athéisme, et scellèrent avec leur sang la cause du Christ.
Q. – Que signifie la porte d’or du Temple, par laquelle on entrait dans le Saint des Saints ?
R. – C’était une autre évocation du Christ, qui est la porte, la voie, la vérité et la vie, par qui et en qui tous les élus entrent au ciel.

Salutations des étrangers.
Les Vénérables Maîtres de notre Loge m’adressent à vous et vous saluent cordialement, en souhaitant que ma visite vous remémore votre bienveillance envers eux. 
Et nous, Maîtres et Compagnons de cette Loge, vous souhaitons une cordiale bienvenue, vous priant instamment d’user librement de ce que vous voyez, de nous dire vos désirs et de réclamer notre assistance qui sera à votre disposition en tous moments et occasions, et tous, nous continuerons à vous honorer, vous aimer et vous servir.
Quand vous entrez dans une pièce, vous devez dire : 
–  La maison est-elle propre ?  
Si l’on répond : 
–  Il dégoutte [Il pleut]., ou 
–  Elle est mal couverte, 
Vous devez demeurer silencieux. C’est la question la plus im­portante concernant la Maçonnerie.
Sic subscribuntur [Ainsi sont rédigées les Constitutions].

Questions concernant le Temple.
Q. – Quel est le mystère du Temple ?
R. – Le Fils de Dieu et en partie de l’Église, le Fils souffrit et son corps fut détruit et ressuscita le troisième jour ; il édifia pour nous l’Église chrétienne, qui est la véritable église spirituelle.
Q. – Quel est le mystère du marbre blanc ?
……….
Q. – Quel est le mystère du bois de cèdre ?
R. – Le bois de cèdre, de cyprès et d’olivier, n’est pas sujet à la putréfaction et ne peut pas être dévoré des vers ; ainsi la nature humaine du Christ ne fut pas atteinte par la corruption et la putréfaction.
Q. – Quel est le mystère de l’or ?
R. – L’or et les pierres précieuses représentent la divinité du Christ en qui elle réside pleinement, car il en est la source.
Q. – Quel est le mystère des chérubins ?
R. – Premièrement, ils signifient la gloire céleste et la vie éter­nelle à venir ; conçus à l’image de l’homme, ils représentent l’assemblée des anges bénis et des saints qui chantent le Te Deum laudamus. 
Deuxièmement, les deux chérubins placés sur le propitiatoire du Saint des Saints se rapportent à l’Ancien et au Nouveau Testament contenant la doctrine du Christ et, de même que leurs ailes se touchent, de même l’Ancien et le Nouveau Testament forment un tout, la fin de l’un commençant l’autre, l’un contenant le premier monde et l’autre la fin du deuxième ; tous deux étant en relation avec le Christ, à qui les ministres de Dieu furent consacrés.
Q. – Quel est le mystère de la porte d’or du Temple ?
R. – Le Christ est la porte de la vie, par laquelle nous devons entrer dans la vie éternelle  ; ses deux battants signifient la double connaissance nécessaire pour y entrer, c’est-à-dire de sa personne et de sa fonction. 
Q. – Quel est le mystère du voile ?
R. – Le Fils de Dieu, Notre Seigneur Jésus-Christ, suspendu sur l’autel de la Croix, est le vrai voile qui est placé entre Dieu et nous, rachetant par ses plaies et son sang la multitude de nos offenses, afin que nous soyons rendus acceptables à Dieu.
Q. – Quel est le mystère de l’Arche d’Alliance ?
R. – Elle représente le Christ notre Sauveur et les cœurs des fidèles. Car, dans la poitrine du Christ, était la doctrine de la Loi et de l’Évangile, il en sera de même pour les fidè­les. Le Christ fut la vraie manne qui descendit pour donner la vie au monde. Les Tables de la Loi nous incitent à l’amour et à l’obéissance. La verge d’Aaron, couverte de fleurs, symbolise la douceur de l’Évangile et la gloire de notre grand prêtre Jésus-Christ, personnifié par Aaron.
Q. – Quel est le mystère de l’autel ?
R. – L’autel aux quatre cornes d’or, en bois d’acacia, recouvert et couronné d’or, représente l’unité de l’humanité et de la divinité de notre Sauveur, car ce qui était naturellement incorruptible était embelli par l’or ; de même l’humanité incorruptible du Christ, ornée de la divinité céleste unie à la nature divine, est montée aux cieux et siège à la droite de Dieu son Père, couronnée de majesté et de joie éternelle.
Q. – Quel est le mystère du candélabre d’or ?
R. – Le candélabre d’or avec ses six branches et ses sept lumières représente le Christ et les ministres. Le Christ, le fondement, est le grand prêtre et la lumière du monde qui nous illumine et nous guide vers la vie éternelle ; les prêtres et ministres de l’Église sont les branches, que le Christ éclaire avec la saine doctrine de l’Évangile ; aussi ne doivent-ils pas être séparés du Christ, mais, par la lumière de la doctrine, éclairer nos pas, et de même que tou­tes les branches étaient réunies sur le candélabre, cha­que ministre et enfant de Dieu doit-il être uni intimement au corps du Christ. 
Les fleurs et les lis désignent les grâ­ces de son Esprit qu’il a accordées aux ministres de la foi. Les lumières et les lampes rappellent à tous les ministres de Dieu de le servir avec soin et avec zèle.
Q. – Quel est le mystère de la table et des pains d’oblation ?
R. – La table cerclée d’or représente les ministres de l’Évangile, les pains signifient le Christ, pain de vie.
Q. – Quel est le mystère de la vigne d’or et des raisins de cristal ?
R. – La vigne à l’est du Temple, faite d’or étincelant, ressemble à notre Christ, qui s’est comparé lui-même à une vigne et les fidèles à des sarments. Les raisins de cristal sont la doctrine de l’Évangile et les œuvres des fidèles, qui sont la foi, l’amour, l’espérance, la charité, la patience, la prière et les actions de grâce.
Q. – Quel est le mystère de la mer d’airain ?
R. – La mer d’airain était les fonts baptismaux avec l’eau vive sortant des plaies du Christ et les douze bœufs ses douze Apôtres.

Hauteur et largeur du Temple.
Il avait 100 coudées en longueur, 120 coudées en hauteur. Le Saint des Saints était à l’ouest, et les pierres de marbre, dans le Temple, avaient 25 coudées de long, 12 coudées de large et 8 coudées de haut.
Questions et réponses.
Q. – Combien y a-t-il de lumières dans cette Loge ?
R. – Trois.
Q. – Lesquelles ?
R. – Le Maître, les Compagnons et le Surveillant.
Q. – De quelle manière sont disposées les lumières ?
R. – Une à l’est, à l’ouest et une au milieu.
Q. – A quoi sert celle de l’est ?
R. – Au Maître, celle de l’ouest, aux Compagnons de métier et celle du milieu au Surveillant.
Q. – Qu’y a-t-il derrière le Surveillant ?
R. – Trois étagères.
Q. – Qu’y a-t-il sur elles ?
R. – Il y a trois règles.
Q. – Lesquelles ?
R. – De 36 pieds, de 34 pieds et de 32 pieds.
Q. – Pourquoi faire ?
R. – Celle de 36 pieds pour servir de niveau, celle de 34 pieds pour niveler et celle de 32 pieds pour mesurer le terrain.
Q. – Comment le Mot [de Maçon] est-il apparu ?
R. – Il a été communiqué au roi David, alors qu’il faisait tailler des pierres dans la montagne, afin de distinguer les ouvriers des tâcherons. Il plut à Dieu de rappeler à lui le roi David, et Salomon lui succéda et il [le mot] lui fut donné.
Q. – Quelle est la longueur de votre corde ?
R. – Elle est aussi longue qu’entre mon nombril et mes cheveux.
Q. – Pourquoi ?
R. – Parce que tous les secrets reposent là.
Q. – Par quoi restez-vous ferme sur vos croyances ?
R. – Par celui qui resta ferme sur le sommet du pinacle du Temple.
Q. – Comment fut bâti le Temple ?
R. – Par Salomon, et Hiram fournit les outils pour cet ouvrage : c’était Hiram qui fut ramené d’Égypte ; il était fils d’une veuve ; il fournit toutes sortes d’outils : pioches, bêches, pelles, et toutes choses nécessaires au Temple.
Q. – Où se tient le Maître ?
R. – Dans une auge de pierre, sous la fenêtre de l’ouest, regardant vers l’est et attendant le lever du soleil pour mettre ses hommes à l’ouvrage.
Q. – Où le noble Art ou Science fut-il trouvé après qu’il ait été perdu ?
R. – Il fut trouvé sur deux colonnes de pierre, l’une qui ne devait pas sombrer et l’autre qui ne devait pas brûler.

Salomon et les deux Noms.
Salomon établit deux Noms remarquables : celui de droite, Jakin, c’est-à-dire « en lui est la force », montre non seulement par sa manière mais aussi par son nom avec quelle détermination l’élu se tient devant Dieu, main­tenant et dans les temps à venir. Les enfants de Dieu ont reçu la force intérieure, à l’avenir Dieu les établira avec son esprit de grâce pour qu’ils ne se séparent jamais de lui.
On m’a au passage enseigné ce point : ces deux Noms semblent désigner en plus les deux églises, celle des Juifs et celle des Gen­tils ; celle des Juifs [désignée] par Jakin, à droite, puis­que Dieu voulait à la longue l’établir, mais qui n’a pourtant pas trouvé sa stabilité, à cause de son obstination à repousser le Christ lors de sa venue ; celle des Gentils [dé­signée] par Boaz, à gauche, à cause de la force qui fut en elle lorsqu’elle adhé­ra aux principes du Christ. 
Le Christ inscrira sur ces colonnes des noms plus grands que ceux de Jakin et de Boaz car, avant tout, il y inscrira le nom de Dieu, afin qu’il soit évident pour tous que ces hommes sont choisis pour être le peuple particulier de Dieu ; de même que tous ceux qui sont distingués par leurs titres montrent à qui ils appartiennent.
C’est pour cette raison qu’il a été dit : « Ils sauront que je t’ai aimé » ; c’est pour cette raison qu’il a été écrit « Consacré à YHVH » sur les clochettes des chevaux, ainsi qu’il est rapporté par le prophète Zacharie, chap. 14, verset 20.Finis
Question. – Quelle sorte d’homme êtes-vous ? 
Réponse. – Je suis un Maçon. 
Q. – Comment le saurai-je ?  
R. – Par les signes, les marques et les points de mon entrée.  
Q. – Où avez-vous été reçu ?  
R. – Dans une Loge juste et parfaite.  
Q. – Qu’est-ce qui rend une Loge juste et parfaite ?  
R. – Trois Maîtres, trois Compagnons du Métier et trois Apprentis entrés.  
Q. – Comment se tient votre Loge ?  
R. – D’est en ouest, comme le temple de Jérusalem.  
Q. – Où se tient le Maître ?  
R. – Dans une chaire d’os, au milieu d’un pavé d’équerre4.  
Q. – Pourquoi se tient-il là ?  
R. – Pour observer le lever du soleil, et décider du moment de mettre ses hommes au travail.  
Q. – Quelle est la hauteur de votre Loge ?
R. – Aussi haut que les étoiles, à des pouces et des pieds innombrables.  
Q. – Où gardez-vous la clef de la Loge ?  
R. – Dans une boîte d’os, à un pied et demi de la porte de la Loge.
Q. – Quelle distance y a-t-il du câble à l’ancre ?  
R. – Autant que de la langue au cœur.
Q. – Dans quel sens souffle le vent ?  
R. – D’est en ouest, et du sud.  
Le signe commun consiste à se frotter la bouche de la main droite, puis à faire passer celle-ci devant la gorge, et à la poser sur le sein gauche. 
• Le signe de Maître est : « Colonne vertébrale », le mot « Mat­chpin ». 
• Le signe de Com­pagnon est : «oJointures et tendons », le mot « Jachquin ». 
• Le signe de l’Apprenti entré est : « Tendons », le mot «Boaz», ou : « Hollow ». 
Pour le Maître, pressez sa colonne vertébrale, mettez votre genou entre les siens, et dites « Matchpin ». 
Pour le Compagnon, pressez les jointures et les tendons et dites « Jachquin ». 
Pour l’Apprenti entré, pressez les tendons et dites « Boaz » ou : « C’est creux ». 
Pour savoir, dans l’obscurité, s’il y a un Maçon au sein de la Compagnie, dites : « Le jour a été fait pour voir et la nuit pour entendre ». 
Si vous êtes parmi les frères, et qu’ils boivent à votre santé, retournez votre verre, tête en bas ; si après l’avoir fait deux ou trois fois vous les entendez dire : « Buvez, et je me porterai garant de vous », 
C’est qu’ils paieront votre écot. 
Ou encore, si vous dites : « Le patron est fauché », ou si vous lancez à l’un d’eux un bourre-pipe en disant : « Changez moi ce groat », 
Ils paieront votre écot. 
Pour envoyer chercher un frère les signes sont les suivants:
Si vous dites : « La Loge n’est pas couverte », 
Cela revient à dire qu’il y a dans la Compagnie quelqu’un que vous soupçonnez d’être un frère. 
Pour faire descendre un homme d’un échafaudage, ou venir de n’importe où, joignez les talons en écartant les bouts des pieds et regardez en l’air, puis, avec la main ou avec une canne, faites un angle droit. 
Ce geste et tous les autres doivent être faits d’un air très détaché. 
Question. – Êtes-vous Maçon ?
Réponse. – Oui, bien sûr, je le suis.
Q. – Comment le saurai-je ?
R. – Vous le saurez en temps et en lieu opportuns.
NB : On ne donne la réponse qu’au cas où seraient présents des gens qui ne sont pas Maçons. Si tel n’est pas le cas, on doit répondre par les signes et les preuves de son entrée.
Q. – Quel est le premier point de l’entrée ?
R. – Donnez-moi le premier, je vous donnerai le second.
Q. – Le premier est de celer et de cacher [nos secrets]. 
R. – Le second sous peine (on passe la main droite de l’o­reille gauche vers le droite) d’avoir la gorge tranchée.
Q. – Où avez-vous été reçu [Maçon] ?
R. – Dans une honorable Loge.
Q. – Qu’est-ce qui rend une Loge juste et parfaite ?
R. – Sept Maîtres, cinq Apprentis, à une journée d’un bourg, là où on n’entend pas d’aboiement de chien ou de chant de coq.
Q. – Ne peut-on constituer une Loge juste et parfaite avec moins [de Frères] ?
R. – Quatre Maîtres et trois Apprentis, et le reste sans changement.
Q. – Avec moins encore ?
R. – Plus on est, mieux c’est ; moins on est, mieux on s’entend.
Q. – Comment s’appelle votre Loge ?
R. – La Loge de Kilwinning.
Q. – Comment votre Loge est-elle établie ?
R. – D’est en ouest, comme le temple de Jérusalem.
Q. – Où était située la première Loge ? 
R. – Dans le porche du temple de Salomon.
Q. – Existe-t-il des lumières dans votre Loge ?
R. – Oui, trois : au nord-est, au sud-ouest, et au passage de l’est. La première indique le Maître Maçon, la seconde le Surveillant, la troisième le Compagnon.
Q. – Existe-t-il des bijoux dans votre Loge ?
R. – Oui, trois : un parpaing, un sol en damier et un marteau bretté.
Q. – Où puis-je trouver la clef de votre Loge ?
R. – Trois pieds et demi de la porte de la Loge, sous le parpaing [et une] motte d’herbe verte.
Q. – Que voulez-vous dire par « un parpaing et une motte d’herbe verte » ?
R. – Je veux dire non seulement sous un parpaing et une motte d’herbe verte, mais encore sous le lobe de mon foie où sont cachés tous les secrets de mon cœur.
Q. – Qu’est-ce que la clef de votre Loge ? 
R. – Une langue bien pendue.
Q. – Où se trouve la clef de votre Loge ? 
R. – Dans une boîte en os.
Question. – D’où venez-vous ?
Réponse. – Je viens d’une très respectable Loge de Maîtres et de Compagnons appartenant à Dieu et au très saint Jean, qui saluent tous les Frères véritables et parfaits de nos saints secrets. Ainsi ferai-je avec vous si je vous reconnais pour tels.
Q. – Je vous salue bien mon Frère et vous demande votre nom ?
La réponse est « J » et l’autre doit répondre que le sien est « B ».
Le tuilage se poursuit comme suit :
Q. – Comment saurai-je que vous êtres un Maçon libre [free Mason] ?
R. – Par les mots, signes et attouchements de mon entrée.
Q. – Comment avez-vous été reçu en Maçon libre ?
R. – Par une Loge juste et parfaite.
Q. – Qu’est-ce qu’une Loge juste et parfaite ?
R. – Le centre d’un cœur sincère.
Q. – Mais combien de Maçons sont-ils appelés ainsi [libres] ?
R. – N’importe quel nombre impair de 3 à 13.
Q. – Pourquoi faire tant d’embarras et pourquoi toujours des nombres impairs ?
R. – Par référence à la Sainte Trinité, à l’avènement du Christ et à ses douze apôtres.
Q. – Quel fut le premier pas de votre entrée ?
R. – Un fort désir de connaître les secrets de la Maçonnerie libre.
Q. – Pourquoi fut-elle appelée Maçonnerie libre2 ?
R. – Premièrement parce que c’est un don libre de Dieu aux fils des hommes, deuxièmement parce qu’elle est libre de toute intrusion des esprits infernaux, troisièmement parce qu’elle est une union libre des Frères de ce saint Secret qui doit durer à jamais.
Q. – Comment êtes-vous entré dans la Loge ?
R. – Pauvre et sans le sou, aveugle et ignorant de nos secrets.
Q. – Pour quelle raison ?
R. – En considération du fait que notre Sauveur devint pauvre pour notre rédemption, je suis devenu pauvre en cette circonstance pour [accéder à] la connaissance de Dieu, résumée dans l’équerre.
Q. – Qu’avez-vous vu dans la Loge quand vous avez regardé ?
R. – J’ai vu la vérité, le monde, la justice et l’amour fraternel.
Q. – Où ?
R. – Devant moi.
Q. – Qu’y avait-il derrière vous ?
R. – Le parjure et la haine de la Fraternité pour toujours, si je découvrais nos secrets sans les avoir obtenus d’une triple voix en étant entré, passé puis élevé et confirmé par trois Loges différentes, et sans m’être engagé à être fidèle à nos articles.
Q. – Comment se tenait votre Loge à votre entrée ?
R. – A l’est, à l’ouest et au sud.
Q. – Pourquoi pas au nord, également ?
R. – Eu égard au fait que nous habitons la partie nord du monde, nous n’enterrons pas les morts du côté nord de nos églises, de même nous ménageons un espace libre du côté nord de nos Loges.
Q. – Pourquoi d’est en ouest ?
R. – Parce que les églises se dressent d’est en ouest avec leurs porches au sud.
Q. – Pourquoi les églises se dressent-elles d’est en ouest ?
R. – Pour quatre raisons.
Q. – Quelles sont-elles ?
R. – Premièrement parce que nos premiers parents furent installés à l’est en Eden. Deuxièmement parce que le vent d’est assécha la mer devant les enfants d’Israël ; ainsi le Temple du Seigneur dut-il être construit. Troisièmement parce que le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest sur ceux qui habitent près de l’équateur. Quatrièmement parce que l’étoile apparut à l’est pour avertir à la fois les ber­gers et les rois mages que notre Sauveur s’était fait chair.
Q. – Qui vous a guidé dans la Loge ?
R. – Le surveillant et le plus ancien Compagnon.
Q. – Pourquoi pas le plus jeune Compagnon ?
R. – Par référence au fait que notre Sauveur exhorta les plus grands à servir à table ; ceci étant un exemple d’humilité que nous devons toujours suivre.
Q. – Dans quelle disposition avez-vous prêté votre serment ?
R. – Je n’étais ni assis, ni debout, ni marchant, ni courant, ni à cheval, ni suspendu, ni volant, ni nu, ni vêtu, ni chaussé, ni pied-nu.
Q. – Pour quelle raison étiez-vous dans un tel état ?
R. – En considération de ce qu’un Dieu et un homme composent le vrai Christ, de même un être sans ornements, mi-nu, mi-vêtu, mi-chaussé, mi pied-nu, mi-agenouillé, mi-debout, étant tout à demi, n’est rien complètement, ce qui indique un cœur humble et soumis pour être un fidèle disciple de ce juste Jésus.
Q. – Qu’avez-vous juré?
R. – D’abord de celer et de cacher nos secrets.
Q. – Sur quels autres engagements portait votre serment ?
R. – Mon second était de me soumettre à Dieu et à toutes les équerres véritables exécutées ou adressées par un Frère. Mon troisième était de ne jamais voler de peur d’offenser Dieu et et de déshonorer l’é­querre. Mon quatrième était de ne jamais commettre d’adultère avec l’épouse d’un Frère, ni de dire à celui-ci de mensonge intentionnel. Mon cinquième était de ne pas désirer une injuste vengeance d’un Frère, mais de l’aimer et le secourir quand c’est en mon pouvoir, sans me causer trop de préjudice.
Q. – Je reconnais que vous êtes allé dans une Loge; je vous demande maintenant combien de Lumières appartiennent à une Loge ?
R. – Je réponds douze.
Q. – Quelles sont-elles ?
R. – Les trois premiers joyaux sont le Père, le Fils et le Saint Esprit ; puis viennent le soleil, la lune, le Maître Maçon, I’équerre, la règle, le plomb, le fil, le maillet et le ciseau.
Q. – Démontrez que tous ceux-ci sont complémentaires.
R. – Pour ce qui est de la Sainte Trinité, elle donne la sagesse. En ce qui concerne le soleil, il procure la lumière du jour et de la nuit. Quant à la lune c’est un corps obscur issu de l’eau, qui reçoit sa lumière du soleil et est également reine des eaux qui constituent le meilleur des niveaux. En ce qui concerne le Maître Maçon, il enseigne le Métier et doit former une triple voix pour transmettre nos secrets, s’il est un homme éclairé, car nous croyons en un pouvoir supérieur. 
Car bien que les 70 aient eu un grand pouvoir, les 11 avaient un pouvoir plus grand encore parce qu’ils avaient choisi Matthieu pour remplacer Judas. Pour ce qui est de l’équerre, de la règle, du plomb, du fil, du maillet et du ciseau, ce sont six outils sans lesquels un Maçon ne peut accomplir un bon travail.
Q. – Quelle interprétation peut-on tirer de ces 12 lumières ?
R. – Nous en tirons l’interprétation selon laquelle ce sont les 12 patriarches et aussi les 12 bœufs, dont nous lisons au chapitre 7 du Premier Livre des Rois qu’ils portaient la mer d’airain et étaient le symbole des 12 disciples qui devaient être instruits par le Christ.
Q. – Je reconnais que vous êtes entré, je vous demande cependant si vous avez été élevé ?
Q. – Êtes-vous Maçon ?
R. – Mes Frères et mes Compagnons me reçoivent comme tel.
Q. – Comment saurai-je que vous êtes Maçon ?
R. – Par les signes, attouchements et points parfaits de [mon] entrée.
Q. – Quels sont les signes ?
R. – Les équerres, niveaux et perpendiculaires.
Q. – Quels sont les attouchements ?
R. – Certaines griffes.
Q. – Donnez-moi le premier et je vous donnerai le second.
R. – … Je garde. Je cache.
Q. – Que cachez-vous ?
R. – Tous les secrets ou mystères du Maçon ou de la Maçonnerie.
Q. – Quels sont les secrets ?
R. – Des signes, des attouchements et de nombreux mots.
Q. – Avez-vous quelque mot en tant que Maçon ?
R. – J’en ai.
Q. – Donnez-m’en un.
R. – Je l’épellerai avec vous.
Q. – Ou : Donnez-moi la première, je vous donnerai la seconde.
1 ———- B.
2 ———- O.
3 ———- A.
4 ———- Z.
1 ———- BO.
2 ———- AZ.

Voir au chapitre 3 du second Livre des Chroniques, verset 17, où vous trouverez que Boaz était le nom de la colonne de gauche devant le Temple, et Jachin celle de droite.
R. –  Très Respectable [Maître], le Maître et les Compagnons de la sainte Loge de Saint Jean, d’où je viens, vous saluent, vous saluent, vous saluent par trois fois mes Frères.
Q. –  Que vîtes-vous avant d’être admis en Loge ?
R. –  Le dernier Apprenti, l’épée nue à la main.
Q. –  Comment avez-vous été admis en Loge ?
R. –  Par trois grands coups.
Q. –  Qui vous a introduisit dans la Loge ?
R. –  Le Second Surveillant.
Q. –  Comment vous a-t-il fait entrer ?
R. –  Il m’a conduit autour de la Loge d’est en ouest et m’a présenté au Premier Surveillant.
Q. –  Qu’a-t-il fait de vous ?
R. –  Il m’a conduit par trois grands pas vers le Maître.
Q. –  Qu’a fait de vous le Maître ?
R. –  Il m’a reçu Maçon.
Q. –  Comment avez-vous été reçu Maçon ?
R. –  Ni assis, ni debout, ni nu, ni vêtu, mais dans les formes requises.
Q. –  Que sont les formes requises ?
R. –  Avec le genou dénudé en terre dans les branches de l’équerre et ma main gauche sur la Bible, ma main droite étendue, avec le compas sur le sein gauche dénudé, j’ai pris l’obligation solennelle du Maçon.
Q. –  Pouvez-vous la répéter ?
R. –  Je le peux.
Q. –  Répétez-la.
R. –  Je promets solennellement, et déclare en présence du Dieu tout puissant, de celer et de cacher tous les secrets et mystères du Maçon et de la Maçonnerie qui m’ont été révélés jusqu’ici, vont l’être maintenant, ou le seront plus tard ; de ne les dire ou révéler à personne sauf à un Frère ou à un Compagnon après reconnaissance formelle ; de ne pas les écrire, sculpter, marquer, représenter ou graver sur tout support mobile ou immobiles 
Sous peine d’avoir la gorge tranchée, ma langue arrachée du fond de la bouche, le cœur arraché du sein gauche et enseveli dans les sables de la mer, à une encablure du rivage, là où la marée descend et monte deux fois en vingt-quatre heures, mon corps devant être réduit en cendres, et les cendres dispersées à la surface de la terre, de sorte qu’il n’y ait plus souvenance de moi. 
Que Dieu me vienne en aide.
Il baise la Bible.
Q. –  Qu’avez-vous vu quand vous avez été introduit dans la Loge ?
R. –  Trois grandes lumières.
Q. – Que représentent-elles ?
R. – Le Soleil, la Lune et le Maître Maçon.
Q. –  Pourquoi cela ?
R. –  Le Soleil pour présider au jour, la lune à la nuit, et le Maître Maçon à la Loge.
Q. –  Où se tient le Maître ?
R. –  A l’est.
Q. –  Pourquoi cela ?
R. –  Comme le Soleil se lève à l’est pour ouvrir le jour, le Maître se tient à l’est pour ouvrir la Loge et mettre les ouvriers au travail.
Q. –  Où se tient le Surveillant ?
R. –  A l’ouest.
Q. –  Pourquoi cela ?
R. –  Quand le Soleil se couche à l’ouest pour clore le jour, il ordonne la fin du travail des ouvriers .
Q. –  Où se tient le Compagnon du métier ?
R. –  Au sud.
Q. –  Pourquoi cela ?
R. –  Pour celer et cacher, et pour accueillir les Frères étrangers.
Q. –  Où se tient l’Apprenti entré ?
R. –  Au nord.
Q. –  Pourquoi cela ?
R. –  Pour celer et cacher, recevoir des instructions et protéger la Loge.
Q. –  Comment votre Loge est-elle disposée ?
R. –  Précisément d’est en ouest, comme le sont ou devraient l’être tous les lieux sacrés.
Q. –  Où se tient-elle ?
R. –  Sur une terre sacrée, dans la vallée de Josaphat, ou bien ailleurs.
Q. –  Quelle est sa hauteur ?
R. –  Des pieds et des pouces innombrables.
Q. –  Quelle est la forme de votre Loge ?
R. –  Un carré long.
Q. –  Pourquoi cela ?
R. –  C’est la forme de la tombe de notre Grand Maître Hiram.
Q. –  Qu’y a-t-il au centre de votre Loge ?
R. –  La lettre G.
Q. –  Que signifie-t-elle ?
R. –  Géométrie.
Q. –  Avez-vous des bijoux immobiles dans votre Loge ?
R. –  Oui, nous en avons.
Q. –  Combien ?
R. –  Trois.
Q. –  Quels sont-ils ?
R. –  Le pavé mosaïque, le parpaing et la pierre dégrossie2.
Q. –  Quel est leur usage ?
R. –  Le pavé mosaïque pour que le Maître y trace ses plans, le parpaing pour que le Compagnon éprouve ses outils, et la pierre dégrossie pour que l’Apprenti entré apprenne à travailler.
Q. –  Avez-vous des bijoux mobiles dans votre Loge ?
R. –  Oui, nous en avons.
Q. –  Combien ?
R. –  Trois.
Q. –  Quels sont-ils ?
R. –  L’équerre, le niveau et le [fil à] plomb.
Q. –  Quel est leur usage ?
R. – L’équerre pour voir si les pierres d’angle sont posées d’équerre ; le niveau pour voir si elles sont posées de niveau et le [fil à] plomb pour élever des perpendiculaires.
Q. –  Quels sont les meubles de la Loge ?
R. – La Bible, le compas et l’équerre.
Q. –  Comment votre Loge est-elle soutenue ?
R. – Par trois grandes colonnes.
Q. –  Que signifient-ils ?
R. –  La sagesse pour inventer, la force pour soutenir et la beauté pour orner.
Q. –  Quel est le nom du Maçon ?
R. –  Giblin.
Q. –  Quel est le nom du fils de Maçon ?
R. –  Lewis.
Q. –  Où est sa place ?
R. –  Sous les gouttières de la Loge.
Q. –  Quel est son privilège ?
R. –  D’être reçu Maçon avant tous les autres.
Q. –  Combien [de Maçons] composent une Loge ?
R. –  Cinq Maçons libres et acceptés réunis en un même lieu et selon les usages.
Q. –  Combien font une Loge juste et parfaite ?
R. –  Sept.
Q. –  Quels sont-ils ?
R. –  Un Maître, deux Surveillants4, deux Compagnons du métier et deux Apprentis entrés.
Q. –  Avez-vous vu votre Maître aujourd’hui ?
R. –  Oui.
Q. –  Comment était-il vêtu ?
R. –  D’une veste jaune et d’une culotte bleue.
Q. –  Où gardez-vous vos secrets en tant que Maçon ?
R. –  Dans une boîte d’os qui ne s’ouvre ni ne se ferme sans clef d’ivoire ; à neuf pouces ou à un empan de ma bouche.
Q. –  Avez-vous des principes ?
R. –  Oui.
Q. –  Que [sont-ils] ?
R. –  Les définitions sont dans Euclide : Un point est ce qui n’a pas d’étendue ; une ligne est une longueur sans largeur ; une surface a seulement une longueur et une largeur ; un volume a une longueur, une largeur et une pro­fondeur.
Q. –  Qu’est-ce qu’un Maçon ?
R. –  Un homme né d’une femme, Frère d’un Roi, ami d’un Prince et Compagnon d’un Seigneur.
Q. –  Qu’avez-vous appris comme Maçon ?
R. –  Comme Maçon opératif à tailler la pierre et à élever des perpendiculaires ; comme Maçon gentilhomme, le secret, la moralité et la fraternité.
Q. –  Comment êtes-vous devenu Maçon ?
R. –  Par mon propre désir et la recommandation d’un ami.
Q. –  D’où venez-vous ?
R. –  D’une sainte Loge de saint Jean.
Q. –  Où avez-vous été reçu Maçon ?
R. –  Dans une Loge juste et parfaite.
Q. –  Comment souffle le vent ?
R. –  D’est en ouest.
Q. –  Quelle heure est-il ?
R. –  Minuit plein.
Q. –  A quoi sert la nuit ?
R. –  A entendre, et le jour à voir.
Q. –  De quel métal est-elle [la clef] faite ?
R. –  Ni d’argent, ni d’or, d’étain, de bronze, de fer ou d’acier. Mais la langue est de bonne réputation, qui parle de la même façon derrière un Frère et devant lui.
Q. –  Si un Maçon est perdu, où peut-on le retrouver ?
R. –  Entre l’équerre et le compas.
Q. –  Pourquoi cela ?
R. –  Parce qu’un Maçon se doit toujours d’être sur l’équerre et se tenir à l’intérieur du compas.
Quand une ou plusieurs personnes sont en société et que vous les connaissez comme non Maçons, les formules ordinaires sont : « Il pleut », ou « Il goutte », ou « La maison n’est pas couverte », ou « Couvrez la maison », etc.
Quand un Maçon vous donne quelque chose, et vous demande : «oQu’est-ce que ça sent ? », 
La réponse est : « Le Maçon ».
Q. –  Quel est l’âge d’un Maçon ?
R. –  Trois fois sept.
Quand on vous demande votre âge, vous avez :
• Comme Apprenti, moins de sept ans.
Question. – D’où venez-vous ?
Réponse. – De la sainte Loge de saint Jean.
Q. – Quelles recommandations en apportez-vous ?
R. – Les recommandations que j’apporte sont celles de très respectables Frères et Compagnons de la très respectable et sainte Loge de saint Jean, d’où je viens, et qui vous saluent par trois fois de bon cœur.
Q. – Que venez-vous faire ici ?
R. – Je ne viens pas faire ma propre volonté, mais soumettre mes passions, mettre en pratique les règles de la Maçonnerie, et ce faisant progresser de jour en jour.
Q. – Êtes-vous Maçon ?
R. – Mes Frères et mes Compagnons m’ont accepté comme tel.
Q. – Comment saurai-je que vous êtes Maçon ?
R. – Par les signes, attouchements et points parfaits de mon entrée.
Q. – Quel sont les signes ?
R. – Équerres, angles et perpendiculaires.
Q. – Quels sont les attouchements ?
R. – Certaines griffes régulières et fraternelles.
Q. – Donnez-moi les points de votre entrée.
R. – Donnez-moi le premier et je vous donnerai le second.
Q. – Je le cèle.
R. – Je le cache.
Q. – Que cachez-vous ?
R. – Tous les secrets et mystères des Maçons et de la Maçonnerie, sauf à un frère véritable et régulier après un examen rigoureux, ou à une Loge juste et respectable [composée] de Frères et de Compagnons régulièrement assemblés.
Q. – Où avez-vous été reçu Maçon ?
R. – Dans une Loge juste et parfaite.
Q. – Qu’est-ce qui rend une Loge juste et parfaite ?
R. – Sept [Frères] ou davantage.
Q. – Qui sont-ils ?
R. – Un maître, deux Surveillants, deux Compagnons du Métier et deux Apprentis entrés.
Q. – Qu’est-ce qui forme une Loge ?
R. – Cinq [Frères].
Q. – Qui sont-ils ?
R. – Un Maître, deux Surveillants, un Compagnon du Métier, un Apprenti entré.
Q. – Qui vous a amené dans la Loge ?
R. – Un Apprenti entré.
Q. – Comment vous a-t-il amené ?
R. – Ni nu ni vêtu, ni pied nu ni chaussé, dépourvu de tous métaux et dans une posture adéquate.
Q. – Comment avez-vous été admis ?
R. – Par trois grands coups.
Q. – Qui vous a reçu ?
R. – Le Second Surveillant.
Q. – Qu’a-t-il fait de vous ?
R. – Il m’a conduit dans la partie nord-est de la Loge, puis m’a ramené à l’ouest et m’a confié au Premier Surveillant.
Q. – Qu’a fait de vous le Premier Surveillant ?
R. – Il m’a présenté au Maître et m’a montré comment aller (par trois pas) vers lui.
Q. – Qu’a fait de vous le Maître ?
R. – Il m’a reçu Maçon.
Q. – Comment vous a-t-il reçu Maçon ?
R. – Avec mon genou dénudé, fléchi, le corps en équerre, le compas ouvert sur le sein gauche dénudé, la main droite nue sur la sainte Bible ; ainsi j’ai pris l’obligation (ou prononcé le serment) du Maçon.
Q. – Pouvez-vous répéter cette obligation ?
R. – Je vais faire mon possible (L’obligation est comme suit) :
« Moi…, je promets et je jure, en présence du Dieu tout-puissant et de cette juste et respectable Assemblée, de celer et de cacher, et de ne jamais révéler les secrets et mystères des Maçons et de la Maçonnerie qui me seront révélés. Sauf à un Frère véritable et régulier, après un examen rigoureux, ou dans une juste et respectable Loge de Frères et Compagnons régulièrement assemblés. 
« En outre je promets et jure de ne pas les écrire, imprimer, marquer, ciseler ou graver, ni de les faire écrire, imprimer, marquer, ciseler ou graver sur le bois ou la pierre, de sorte que l’empreinte d’un caractère ou l’impression d’une lettre ne puisse apparaître, par quoi ils pourraient être obtenus irrégulièrement. 
« Tout cela sous peine d’avoir la gorge tranchée, la langue arrachée du fond de la bouche, le cœur arraché du sein gauche, pour qu’ils soient enfouis dans les sables de la mer, à une encablure de la plage, là où la marée descend et monte deux fois en vingt-quatre heures ; mon corps devant être réduit en cendres, mes cendres dispersées à la surface de la terre, de sorte qu’il n’y ait plus souvenance de moi parmi les Maçons. Que Dieu me vienne en aide ».
Q. – Quelle est la forme de la Loge ?
R. – Un carré long.
Q. – Quelle est sa longueur ?
R. – D’est en ouest.
Q. – Quelle est sa largeur ?
R. – Du nord au sud.
Q. – Quelle est sa hauteur ?
R. – Des pouces, des pieds et des yards innombrables qui vont jus­qu’aux cieux.
Q. – Quelle est sa profondeur ?
R. – Jusqu’au centre de la terre.
Q. – Où se tient la Loge ?
R. – Sur une terre sacrée, ou sur la plus haute colline, ou dans la plus profonde vallée, ou dans la vallée de Jebosaphat [Josaphat], ou encore dans tout autre endroit secret.
Q. – Comment est-elle disposée ?
R. – Exactement d’est en ouest.
Q. – Pourquoi cela ?
R. – Parce que toutes les églises et chapelles sont ou devraient être ainsi disposées.
Q. – Qu’est-ce qui soutient une Loge ?
R. – Trois grandes colonnes.
Q. – Comment s’appellent-elles ?
R. – Sagesse, Force et Beauté.
Q. – Pourquoi cela ?
R. – La Sagesse pour inventer, la Force pour soutenir et la Beauté pour orner.
Q. – Comment votre Loge est-elle couverte ?
R. – Par un dais de nuages de diverses couleurs (ou bien les nuages).
Q. – Avez-vous des meubles dans votre loge ?
R. – Oui.
Q. – Lesquels ?
R. – Le pavé mosaïque, l’étoile flamboyante et la bordure dentelée. 
Q. – Que sont-ils ?
R. – Le pavé mosaïque est le sol de la Loge, l’étoile flamboyante en est le centre, et la bordure dentelée, l’ornement qui l’entoure.
Q. – Que sont les autres meubles de la Loge ? 
R. – La Bible, le Compas et l’Équerre.
Q. – A qui appartiennent-ils en propre ? 
R. – La Bible à Dieu, le compas au Maître et l’équerre au Compagnon du métier. 
Q. – Y a-t-il des bijoux dans votre Loge ?
R. – Oui.
Q. – Combien ? 
R. – Six : trois mobiles, et trois immobiles.
Q. – Quels sont les bijoux mobiles ? 
R. – L’équerre, le niveau et le fil à plomb.
Q. – Quels sont leurs usages ?
R. – L’équerre pour poser [les pierres] selon des lignes justes et d’é­querre, le niveau pour vérifier toutes les horizontales, et le fil à plomb pour déterminer toutes les verticales. 
Q. – Quels sont les bijoux immobiles ?
R. – La planche à tracer, la pierre brute et la pierre cubique à pointe4. 
Q. – Quels sont leurs usages ? 
R. – La planche à tracer pour que le Maître y trace ses plans, la pierre brute pour que les Compagnons du métier éprouvent leurs outils dessus et la pierre dégrossie pour que les apprentis entrés apprennent à travailler dessus.
Q. – Y a-t-il des lumières dans votre loge ?
R. – Oui, trois. 
Q. – Que représentent-elles ?
R. – Le soleil, la lune et le Maître Maçon.
N.B. : Ces lumières sont trois chandelles posées sur de grands chandeliers.
Q. – Pourquoi cela ? 
R. – Le soleil pour présider le jour, la lune la nuit, et le Maître Maçon sa Loge. 
Q. – Avez-vous des lumières immobiles dans votre Loge ? 
R. – Oui. 
Q. – Combien ? 
R. – Trois.
N.B. : Ces lumières immobiles sont trois fenêtres censées (bien qu’inutilement) exister dans tout local où se tient une Loge, mais ce sont plutôt les quatre points cardinaux, selon les anciennes règles de la Maçonnerie.
Q. – Où sont-elles situées ?
R. – A l’est, au sud et à l’ouest.
Q. – A quoi servent-elles ?
R. – A éclairer les hommes avant, pendant, et après leurs travaux.
Q. – Pourquoi n’y a-t-il pas de lumière au nord ?
R. – Parce que le soleil n’envoie pas de rayons de cette direction. 
Q. – Où se tient le Maître ?
R. – A l’est. 
Q. – Pourquoi cela ?
R. – Comme le soleil se lève à l’est et ouvre le jour, le Maître se tient à l’est (avec sa main droite sur le sein gauche formant un signe, et l’équerre pendue à son cou) pour ouvrir la Loge et mettre ses ouvriers au travail.
Q. – Où se tiennent les Surveillants ?
R. – A l’ouest.
Q. – Quel est leur travail ?
R. – Comme le soleil se couche à l’ouest pour clore le jour, les Surveillants se tiennent à l’ouest (avec leur main droite sur le sein gauche formant un signe, et le niveau et le fil à plomb pendus à leur cou) pour fermer la Loge, renvoyer les ouvriers du travail et leur verser leur salaire.
Q. – Où se tient le plus ancien Apprenti entré ?
R. – Au sud.
Q. – Quel est son travail ? 
R. – Écouter et recevoir les instructions, et accueillir les Frères étrangers.
Q. – Où se tient le plus jeune Apprenti entré ?
R. – Au nord.
Q. – Quel est son travail ? 
R. – Tenir à l’écart les Cowans [profanes] et les indiscrets.
Q. – Si un Cowan (ou un indiscret) est surpris, comment doit-il être puni ?
R. – Il doit être placé sous les gouttières de la maison (par temps de pluie) jusqu’à ce que l’eau coule sur ses épaules et de là jusqu’à ses souliers.
Q. – Quels sont les secrets du Maçon ?
R. – Des signes, des attouchements et de nombreux mots.
Q. – Où gardez-vous ces secrets ?
R. – Sous mon sein gauche.
Q. – Avez-vous une clef pour ces secrets ?
R. – Oui. 
Q. – Où la gardez-vous ?
R. – Dans une boîte d’os, qui ne s’ouvre ni ne se ferme jamais sans une clef d’ivoire.
Q. – Est-elle pendue ou posée ?
R. – Elle est pendue. 
Q. – Par quoi est-elle pendue ?
R. – Par un câble de 9 pouces ou un empan. 
Q. – De quel métal est-elle faite ?
R. – Il n’y entre aucun métal ; mais une langue de bonne réputation est aussi bonne derrière le dos d’un Frère qu’en face de lui.
N.B. : La clef est la langue, la boîte d’os les dents et le câble le palais.
Q. – Combien de principes y a-t-il en Maçonnerie ?
R. – Quatre.
Q. – Quels sont-ils ?
R. – Le point, la ligne, la surface et le volume.
Q. – Expliquez-les ?
R. – Le point est le centre (autour duquel le Maître ne peut errer), la ligne est la longueur sans largeur, la surface est la longueur et la largeur, et le volume les comprend tous à la fois.
Q. – Combien y a-t-il de signes fondamentaux ?
R. – Quatre.
Q. – Quels sont-ils ?
R. – Le guttural, le pectoral, le manuel et le pédestre.
Q. – Expliquez-les.
R. – Le guttural est sur la gorge, le pectoral sur la poitrine, le manuel à la main, le pédestre aux pieds.
Q. – Qu’avez-vous appris comme Maçon gentilhomme ?
R. – Le secret, la moralité et la fraternité.
Q. – Qu’avez-vous appris comme Maçon opératif ?
R. – La couleur, l’équerre, façonner la pierre, poser un niveau et élever une perpendiculaire.
Q. – Avez-vous vu votre Maître aujourd’hui ?
R. – Oui.
Q. – Comment était-il vêtu ?
R. – D’une veste jaune et d’une culotte bleue.
N.B. : La veste jaune est le compas et la culotte bleue les pointes d’acier du compas.
Q. – Quand servez-vous votre Maître ?
R. – Du lundi matin au samedi soir.
Q. – Comment le servez-vous ?
R. – Avec de la craie, du charbon et un plat de terre cuite.
Q. – Que signifient ces termes ?
R. – La liberté, la ferveur et le zèle.
Q. – Donnez-moi le signe d’Apprenti entré.
En réponse, étendre les quatre doigts de la main droite et les retirer en travers de la gorge ; c’est le signe qui constitue une demande d’attouchement.
N.B. : L’attouchement se fait en joignant le bout du pouce de la main droite sur la première phalange de l’index de la main droite du Frère qui demande le mot
Q. – Donnez-moi le Mot.
R. – Je l’épellerai avec vous.
Le questionneur dit B. Le répondant O. 
Le questionneur dit A. Le répondant Z. C’est-à-dire BOAZ.
Q. – Donnez-moi un autre Mot.
R. – JACHIN.
N.B. : Boaz et Jachin étaient deux colonnes du porche du Temple de Salomon (I Roi, VII. 21).
Q. – Quel âge avez-vous ?
R. – Moins de sept ans (montrant par là qu’il n’a pas encore été fait Maître).
Q. – A quoi sert le jour ?
Q. – A quoi sert la nuit ?
R. – A entendre.
Q. – Comment souffle le vent ?
R. – D’est en ouest.
Q. – Quelle heure est-il ?
R. – Minuit plein.
D. Etes Vous Maçon?
R. Mes frères & Compagnons me reconnaissent pour tel.
D. A quoi connaitrai-je que vous êtes Maçon ?
R. Aux signes, mot et marque, et au point parfait de mon Entrée.
D. Donnez-moi le point parfait de votre Entrée ?
R. Je le garde, je le cèle.
D. Que gardez-vous ?
R. Le Secret des Maçons & de la Maçonnerie.
D. Ou le gardés Vous ?
R. Dans le coeur ou sous la Mamelle gauche.
D. En avez-vous la clef, & où la gardez-vous ?
R. Oui, et je la garde dans une Boite faite en forme d’arche & soutenue par deux rangées de Colonnes d’ivoire.
D. De quoi est cette Clef ?
R. Elle n’est d’aucun Métal, mais c’est une langue de bon rapport, qui ne dit rien en l’absence du frère, qu’elle ne puisse lui soutenir avec honneur en sa présence.
D. Quels sont les signes des Maçons ?
R. Tout Compas, Equerre, carré, Niveau, & perpendiculaire, sont signes de Maçon.
D. Pourquoi dites-vous que tout Compas, carré &cc. sont signes de Maçon ?
R. Parce-que tout Maçon doit régler ses moeurs & sa conduite sur la justice & l’équité, dont ils sont l’emblème.
D. Donnez-moi le Signe d’Apprenti ?
R. Celui qui doit répondre se lève & donne le Signe.
D. Donnez-moi le mot d’Apprenti ?
R. Je l’épellerai avec vous; Donnez-moi la première lettre, je vous donnerai la seconde.
J: A : K : J : N. on l’Epelle.
D. Qu’entendez-vous par là ?
R. Certains attouchements dont les frères sont convenus entr’eux pour se reconnaître en tous temps.
D. Donnez la marque au frère Jeune ou à son plus proche voisin?
R. Celui qui répond touche son voisin en Apprenti, & celui-ci dit au Véné., très juste très Vénérable.
D. Par qui avez-vous été introduit en Loge?
R. Par un Amy, que j ay ensuite reconnu pour Frere.
D. Comment a t’il disposé de Vous?
R. Il m’a depourvu de tout metaux, & ma mis dans un Etat convenable.
D. Pourquoy Vous a t’il depourvu de tous Metaux?
R. Parcequ’a la Construction du temple de Salomon, l’on entendit le bruit d’aucun Outil fait de Metal.
D. Coment cela putil se faire?
R. Parce que les Pierre[s] se trouvent si bien taillées dans les Carrieres & les bois dans les Forets, qu’il ne fut besoin que d’une force Majeure pour elever ce superbe Edifice sur sa baze.
D. Comment avés Vous etés introduits dans la Loge?
R. Par Trois Grands Coups.
D. A quoy font allusion ces trois Grands Coups?
R. A un Passage de l’Ecriture Sainte, qui dit Cherchés & Vous trouverés, demandés & Vous recevrés, frapés a la Porte & on Vous ouvrira.
D. Expliqués moy ce Passage?
R. J’ay Cherché un Amy, & je l’ay trouvé, J’ay frappé a la Porte de la Loge, on me l’a ouverte; J’ay demandé à etre receu Maçon, on me l’a accordé.
D. A qui futes Vous remis en entrant dans la Loge?
R. Au frere Jeune des Surveillans.
D. Que fit de Vous le frere Jeune?
R. Il me fit voiager par trois fois de l’Occident a l’orient par le Nord, & me remit au frere ainé.
D. Que fit de Vous le frere Aine?
R. Il me fit Avancer par trois Grands pas d’Aprentif, & me remit au Venerable.
D. Que vites Vous en Entrant en Loge?
R. Rien.
D. Comment avés Vous été reçeu Maçon?
R. En bonne & Duë forme.
D. Quelle est cette forme?
R. Mon Genouil Droit Nud, dans l’enceinte de l’Equerre, le Compas sur ma Mamelle gauche, Mon pied Gauche hors de la Loge & ma Main droite sur la Bible, ou je pretay la Solennelle Obligation.
D. Recités la Solennelle Obligation.
R. ————————————
A quoy ajoute le Venerable ——————————–
D. Dequoy Vous revetit le Venerable après que Vous futes reçeu Maçon?
R. Il me revetit d’un Tablier Blanc.
D. Que represente ce tablier Blanc?
R. Sa Blancheur represente l’innocence des Moeurs dont un Maçon doit être revetu; il represente de plus un ordre plus grand que celuy de la Jarretiere, plus Ancien que celuy de la Toison d’Or; & plus Noble que celuy du St-Esprit que les Rois & les Princes se sont fait un honneur de porter.
Le Venerable s’adressant ici a toute la Loge dit.
Jespere très Chers freres que Vous en ferés toujours de meme.
D. Que Vous delivra ensuite le Venerable?
R. Les Signes, Mots, & Marque d’Aprentif.
D. Quest ce que le Mot?
R. Ce sont certaines Paroles, dont nos Illustres fondateurs etoient Convenus entre’eux pour se reconnaître de Nuit.
D: Donnés Moy les Signes?
D. Donnés Moy la Marque?
D. Donnés l’Attouchement au frere…..?
R. —————
D. Qu’aperçutes Vous après qu’on Vous eut ouvert les yeux?
R. Trois grandes Lumieres.
D. Quelles sont elles?
R. Le Soleil, la Lune, & le très Venerable.
D. Quelles ressemblances on entr’elles ces trois grandes Lumieres?
R. De même que le Soleil eclaire de jour, la Lune de Nuit, de même le très Venerable eclaire sa Loge en tout tems ou doit le faire.
D. Combien avés Vous d’Ornements dans Votre Loge?
R. Trois, l’Etoile Flamboiante qui fait l’ornement du milieu de la Loge, le Pavé a la Mosaique qui fait l’ornement du Seuil, & la Houppe dentelée qui fait l’ornement des bords.
D. Combien avés Vous de meubles?
R. Trois, La Bible, le Compas, & l’Equerre.
D. A qui appartiennent ces Choses?
R. La Bible appartient a Dieu, & sert au Très Venerable pour faire preter la Solennelle Obligation, le Compas & l’Equerre appartiennent aux Maitres pour Compasser leurs Ouvrages.
D. Combien avés Vous de Joyaux?
R. Six, Trois Mobiles, & trois Immobiles.
D. Quels sont les trois Mobiles?
R. L’Equerre, le Niveau, & la Perpendiculaire.
D. A qui appartiennent ils?
R. L’Equerre appartient au Venerable, le Niveau au 1er Surveillant, & la perpendiculaire au 2d. Surveillant.
D. Quels sont les Trois Joyaux Immobiles?
R. La Planche a tracer, la Pierre Cube, & la Pierre Brute.
D. A qui appartiennent ils?
R. La Planche a tracer appartient aux Maitres pour dessiner leurs Ouvrages, la Pierre Cube appartient aux Compagnons pour aiguiser leurs Outils, & la Pierre Brute appartient aux Aprentifs pour apprendre à travailler.
D. Ou êtoit place le Venerable lorsque Vous avés été reçeu Maçon?
R. A l’orient.
D. Pourquoy a l’orient?
R. A l’exemple du Soleil qui ouvre sa Carriere a l’orient, de même le Venerable y est placé pour ouvrir la Loge, & mettre les Ouvriers à l’Oeuvre.
D. Ou doivent être placés les Surveillans?
R. A l’Occident.
D. Pour[quoy] à l’occident?
R. A l’Exemple du Soleil qui termine sa Course a l’Occident, de même les Surveillans y sont placés, pour fermer la Loge, payer les Ouvriers & les Congédier.
D. Ou sont les Maitres?
R. Au Midi.
D. Pourquoy au Midi?
R. Parce que le Soleil est dans sa plus grande force a Midi, de meme les Maitres sont placés au Midi, pour renforcer l’ouvrage & Eclairer les Ouvriers.
D. Ou sont placés les Compagnons?
R. Par toute la Loge.
D. Et pourquoy?
R. Parce que Comme l’ouvrage est partout, Il faut partout des Compagnons pour travailler.
D. On sont places les Aprentifs?
R. Au Nord.
D. Pourquoy cela?
r. Parceque comme ils sont encore ignorants, il faut qu’ils soient placés au Nord, ou le Soleil ne donne pas, afin, de mieux Veoir de la les Maitres & Compagnons qui travaillent, pour s’instruire & apprendre eux memes a travailler. Ils sont moins distraits, & peuvent s’appliquer avec plus d’attention.
D. Quest ce qu’une Loge?
R. C’est une Assemblee de freres liés entr’eux, pour travailler Conjointement à l’avancement de nôtre grand ouvrage.
D. Qu’est-ce qu’un Maçon?
R. Un bon Maçon, est un homme de bonnes moeurs, de plus un parfait Amis, egal a un Empereur, & et plus qu’un Roy qui n’est pas Maçon.
D. Comment appelés Vous un bon Maçon?
R. Giblin.
D. Que signifie Giblin?
R, Prudence est sa Signification.
D. Comment appelés Vous le fils d’un Maçon?
R. Loufton.
D. Que signifie Loufton?
R. Il signifie force.
D. Quel est le Devoir d’un Loufton envers son Pere?
R. C’est de laider dans sa Vieillesse, & de le secourir dans ses penible travaux.
D. Ou est située Vôtre Loge?
R. Dans la Vallée de Josaphat, au Pied d’une haute Montagne, dans un lieu Secret & Caché, comme pourrait être celuy cy.
D Quelle est la forme de Votre Loge?
R. Un quarré long.
D. Quelle est sa Longueur?
R. De l’Orient a l’Occident.
D. Quelle est sa largeur?
R. Du Midy au Septentrion.
D. Quelle est sa hauteur?
R. De la surface de la terre aux Nuës.
D. Quelles est sa profondeur?
R. De la surface de la terre au Centre.
D. Pourquoy dittes Vous tout cela?
R. Parce que tous les Maçons repandus sur la surface de toute la terre, ne forment entr’eux qu’une seule & même Loge.
D. Dequoy est Couverte Vôtre Loge?
R. D’un Dais bleu Celeste, parsemés d’Etoiles d’Or.
D. Surquoy est elle soutenue?
R. Par trois grandes Colonnes.
D. Quelles sont ces Colonnes?
R. La Sagesse, la force, & la beauté, la Sagesse pour entreprendre, la force pour executer, & la beauté pour l’ornement.
D. Dequoy sont elles l’Embleme?
R. La Sagesse est l’Embleme de Salomon, la force d’Hiram roy de Tyr, & la beauté d’Iramabif.
D. Pourquoy dittes Vous cela?
R. La Sagesse est l’embleme de Salomon, parceque c’est luy le premier, qui executee le dessein de batir un temple a l’Eternel, Et parceque la Sagesse luy fut donnée en partage après qu’il l’eut demandée, La force est l’embleme d’Hiram Roy de Tyr, parceque ce fut luy qui fournit des Materiaux pour batir le temple; La beauté est l’embleme d’Iramabif, parceque ce fut cet habile Architecte et Ouvrier qui orna le temple par ses ouvrages.
D. Dans quelle Loge avés Vous été reçeu Maçon?
R. Dans une Loge Juste & Parfaitte.
D. Pourquoy dittes Vous cela?
R. Parceque trois la forment, Cinq la Composent & sept la rendent juste & parfaitte.
D. A quy est elle dediée?
R. A Salomon Comme Loge Generale, & a St-Jean Baptiste, Comme Loge Chretienne.
D. Si vôtre Loge est dediée, elle a été consacrée. Comment à telle ette Consacrée?
R. Par trois grandes Offrandes.
D. Quelles sont elles?
R. Le Sacrifice d’Abraham, lorsqu’il immola son fils Unique, sur le Mont Morija, par l’Ordre de Dieu; Les Prieres de David, lorsqu’il appaisa Dieu du tems de la Peste, & la Dedicace du Temple de Salomon, lorsque Salomon Dedia son temple à l’Eternel.
D. A quoy Vous occupés Vous dans Votre Loge?
R. A Elever dans nos Ames, un temple Spirituel a la Vertu.
D. Avés Vous travaillés, & combien de tems?
R. Ouï, depuis le Lundy matin; jusqu’au Samedi soir.
D. Vôtre maitre est il Content de Vous?
R. Oui, que je sache, il m’a bien payé, je suis content.
D. Quel Age Avés Vous?
R. Moins de sept An.
D. Que porte un Maçon avec luy, lorsqu’il va voiager?
R. Un Vase, de l’Eau, & du Charbon; le Vase pour contenir l’Eau, le Charbon pour tracer sa Loge, & l’Eau pour l’efacer.
D. Quelle seroit la peine d’un profane qui s’introduiroit dans nôtre Loge?
R. Je le prendray avec force, je le serreray avec violence, & je l’emporteray sous une goutiere, jusques aces que l’Eau l’eut percé de part en part.
D. Si un Maçon etoit perdu ou le Chercheriés Vous?
R. Entre le Compas & l’Equerre.
D. Pourquoi?
R. Parceque tout Maçon doit regler sa Conduite, sur la Justice & l’Equitté dont le Compas & l’Equerre sont l’Embleme.
D. Comment feriés Vous pour appeller du secours dans une detresse?
R. Je mettray mes mains jointes renversées sur ma tête & je Crieray, A moy les Enfants de la Veuve.
D. Frere d’ou venés Vous?
R. De la Loge de St-Jean.
D. Qu’apportés Vous de nouveau?
R. Que le Grand Maitre saluë le Venerable par trois fois, & fait bon Accueil aux freres Maitres, Compagnons, Aprentifs & Visiteurs de cette Loge.
D.·. Êtes-vous maçon ?
R.·. Mes frères et compagnons me connaissent pour tel .
D.·. Pourquoi vous êtes-vous fait maçon ?
R.·. Parce qu’on disait que j’étais dans les ténèbres et que j’ai voulu voir clair.
D.·. A qui vous êtes-vous adressé pour être fait maçon ?
R.·. A un ami en qui j’ai reconnu de la vertu, de la probité de la religion et que je soupçonnait qu’il le fut.
D.·. Comment avez vous été introduit en loge d’apprenti ?
R.·. Ni nu, ni vêtu , ni chaussé ni déchaussé, dépourvu de tout métaux, les yeux bandés.
D.·. Comment avez vous eu la porte ouverte ?
R.·. Mon conducteur à frappé trois coups.
D.·. Que signifient ces trois coups ?
R.·. Trois parcelles de l’écriture Sainte : frappez on vous ouvrira, demandez on vous donnera, cherchez vous trouverez.
D.·. Lors de votre première entrée en loge d’apprenti qu’avez vous aperçu?
R.·. Rien que l’esprit humain puisse comprendre, j’avais les yeux bandés.
D.·. Lorsque vous avez pu voir, qu’avez vous vu ?
R.·. Réflexion faite, j’ai vu toute cette honorable compagnie l’épée à la main, la pointe tendue sur mon cœur.
D.·. Pourquoi cela ?
R.·. Pour m’apprendre que si j’étais maçon discret ces épées étaient pour ma défense, mais que si j’étais maçon indiscret, elles seraient toujours prêtes à me percer le cœur.
D.·. Comment étiez-vous lors de votre première obligation?
R.·. J’étais les yeux bandés, le genou nu sur le compas, formant l’équerre de la jambe gauche, la main sur la bible.
D.·. Que faisiez-vous en cette posture ?
R.·. Je contractais une obligation de garder les secrets des maçons et de la maçonnerie.
D.·. Combien un apprenti a-t-il de signes ?
R.·. Il en a trois.
D.·. Quels sont-ils?
R.·. Le Guttural, le pédestre et le manuel,
D.·. A quoi est allégorique le guttural ?
R.·. Au serment que j’ai prêté puis que j’ai consenti d’avoir gorge coupée si j’étais maçon indiscret.
D.·. A quoi est allégorique le pédestre ?
R.·. Qu’un maçon doit toujours marcher dans le sentier de la vertu.
D.·. Et le manuel ?
R.·. C’est un attouchement qui nous sert à nous reconnaître.
D.·. Comment le donnez-vous ?
R.·. En pressant la jointure de l’index avec le pouce trois petits coups
D.·. Qu’est-ce que cela demande ?
R.·.Une parole.
D.·. Donnez-la-moi.
R.·.Donnez-moi la première lettre, je vous donnerais la suivante
D.·. J
R.·. A
D.·. K
R.·. I
D.·. N
R.·. JA
D.·. KIN. Ensemble Jakin
D.·. Que veut dire ce mot ?
R.·. Ma force est en lui et c’est le nom de la première colonne qui était à gauche à l’entrée du Temple où les Apprentis venaient déposer leurs outils et recevoir le salaire de leurs travaux.
D.·. Quelles lettres se trouvaient sur cette colonne ?
R.·. Les lettres I.·. et F.·.
D.·. Que veulent dire ces deux lettres ?
R.·. Jakin et Force
D.·. Donnez-moi la passe !
R.·. Tubalkin
D.·. Qu’était Tubalkin ?
R.·.C’est le nom du fils de Lameke, le premier qui inventa l’usage des métaux
D.·. Quel âge avez-vous ?
R.·. Trois ans passés.
D.·. Pourquoi répondez-vous ainsi étant plus âgé ?
R.·. Parce qu’il fallait avoir postulé trois ans autre fois pour être reçu maçon.
D.·. Comment l’apprenti fait-il sa marche ?
R.·. Par trois équerres
D.·. Que dénotent ces trois équerres ?
R.·. Elles dénotent son âge et que tout maçon doit marcher dans le sentier de l’équité et de la vertu afin qu’il ne fasse jamais rien dont il puisse se repentir.
D.·. Comment un apprenti entre-t-il en Loge de ce grade ?
R.·. Frappe trois coups à la porte du temple, lors que l’on la’ lui ouvre , Il se met au signe de ce grade , les pieds en équerre , il fait trois grand pas toujours en équerre droit à l’occident et va se mettre entre le 1er et le 2ème surv.·.
D.·. Comment se fait le signe ?
R.·. En portant la main droite à la gorge en équerre les 4 doigts serrés le pouce tendu et la tirant jusque à l’épaule droite, puis la laisser tomber perpendiculairement sur la cuisse ce qui donne encore une autre équerre.
D.·. Où allez-vous ?
R.·. De l’occident à l’Orient par la voie du Nord.
D.·. Quoi faire par cette voie sombre ?
R.·. Comme le moins éclairé, je cherche des lumières.
Le Vénérable D. : «Etes-vous Maçon ?»
Le 1er Surveillant : « Mes Frères et compagnons me reconnaissent pour tel.»
D. : «Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir Maçon ?»
N. : «Parce que j’étais dans les ténèbres et que j’ai voulu voir la lumière.»
D. : «Qui vous a engagé à vous faire recevoir Maçon ?»
N. : «Mon propre désir et ma sincère volonté.»
D. : «Que vous en a-t-il coûté ?»
N. : «La Lumière et mes métaux.»
D. : «A quoi connaîtrai-je que vous êtes Maçon ?»
N. : «Au signe, au mot et à l’attouchement.»
D. : «Donnez-moi le signe ; on le donne »
D. : «Que signifie-t-il ?»
N. : «Il me rappelle mon obligation par laquelle j’ai consenti à avoir la gorge coupée, si je deviens parjure à mes engagements.»
D. : «Donnez-moi l’attouchement.»
N. : «On le donne au Vénérable Surveillant.»
D. : «Donnez-moi le mot.»
N. : «Je vous le donnerai comme je l’ai reçu» (on l’épelle).
D. : «Que veut dire ce mot ?»
N. : «Le Seigneur est mon espérance.»
D. : «D’où vient ce mot ?»
N. : «D’une colonne qui était à la gauche du parvis du Temple auprès de laquelle les Apprentifs allaient recevoir leur salaire.»
D. : « Quel est le mot de passe d’Apprentif ?»
N. : « TUBALCAIN.»
D. : «Que veut dire ce mot ?»
N. : «C’est le nom du premier ouvrier dont il soit fait parler dans l’écriture.»
D. : «Qu’entendez-vous par signe ?»
N. : «Tout équerre, niveau ou perpendiculaire.»
D. : «Qu’entendez-vous par attouchement ?»
N. : «J’entends la façon de se prendre la main pour se reconnaître entre Frères.»
D. : «Qu’entendez-vous par parole ?»
N. : «Un mot sacré et mystérieux qui sert à me faire reconnaître pour Apprentif.»
D. : «Quel est le point parfait de votre entrée ?»
N. : C’est la manière de se camper et de marcher en Maçon.»
D. : «Qui vous a introduit en Loge ? »
N. : «Un gentilhomme de mes amis, que j’ai ensuite reconnu pour Maçon.»
D. : «Comment avez-vous été annoncé en Loge ?»
N. : «Par trois grands coups.»
D. : «Que signifient-ils ?»
N. : «Trois passages de l’Ecriture Sainte : Demandez et vous recevrez ; Cherchez et vous trouverez ; Frappez et on vous ouvrira.»
D. : «Que vous ont produit ces trois coups ?»
N. : «Le deuxième Surveillant qui m’a fait voyager 3 fois d’Occident en Orient par le Septentrion et 3 fois d’Orient en Occident par le Midi.»
D. : «Quand êtes-vous entré en Loge, qu’avez-vous vu ?»
N. : «Rien que l’esprit humain puisse comprendre.»
D. : «Pourquoi ?»
N. : «Parce que j’étais privé de la véritable Lumière.»
D. : «Comment étiez-vous habillé, quand on vous a introduit en Loge ?»
N. : «J’étais nu, ni vêtu, ni chaussé, ni déchaussé mais cependant d’une manière décente et séparé de tous métaux.»
D. : «Pourquoi étiez-vous séparé de tous métaux ?»
N. : «Parce que dans le temps où l’on construisit le Temple de Salomon, tous les matériaux étaient taillés et prêts à être mis en œuvre, de sorte que l’on n’entendit frapper aucun coup de marteau.»
D. : «Pourquoi dans ce voyage mystérieux, vous faisait-on lever le pied et baisser la tête ? »
N. : «Parce que lors de la construction, il fallait lever le pied pour passer sur les matériaux et baisser la tête pour passer sous les échafauds.»
D. : «Qu’avez-vous fait après vos voyages ?»
N. : «J’ai contracté une obligation à laquelle je serai fidèle même au péril de ma vie.»
D. : «Où vous a-t-on conduit après cette obligation ?»
N. : «Aux extrémités des ouvrages pour voir la Lumière.»
D. : «Quand on vous a donné la Lumière, qu’avez-vous vu ?»
N. : «Trois grandes Lumières le soleil, la lune et l’étoile flamboyante ou le Vénérable »
D. : «Expliquez-moi cela ?»
N. : «Comme le soleil éclaire pendant le jour et la lune pendant la nuit, de même l’étoile flamboyante ou le Vénérable, préside à la Loge pour l’éclairer de ses sages conseils et de ses lumières.»
D. : «Comment êtes-vous parvenu au Temple ?»
N. : «Par un escalier à 3 marches et par 3 pas en équerre, à la manière des Maçons.»
D. : «Que signifient ces 3 marches et ces 3 pas ?»
N. : «Les 3 voyages mystérieux, ou l’épreuve que l’on m’a fait subir.»
D. : «Comment voyagent les Apprentifs ?»
N. : «D’Occident en Orient pour chercher la Lumière.»
D. : «Comment vous appelez-vous ?»
N. : «HORUS, qui veut dire silence.»
D. : «Quel âge avez-vous ?»
N. : «Trois ans et plus.»
D. : «Qu’est-ce que cela veut dire ?»
N. : «Les années d’épreuve que l’on exigeait jadis avant d’être reçu Maçon.»
D. : «Dans quelle Loge avez-vous été reçu ?»
N. : «Dans une Loge juste et parfaite.»
D. : «Qu’appelez-vous une Loge juste et parfaite ?»
N. : «Trois la forment – Cinq la composent – Sept la rendent juste et parfaite.»
D. : « Comment appelez-vous votre Loge ?»
N. : «La Loge Saint-Jean.»
D. : «Ou est-elle située ?»
N. : «Dans un lieu saint et sacré, tel que la Vallée de Josaphat.»
D. : «Sur quoi est-elle fondée ?»
N. : «Sur trois grandes colonnes : SAGESSE, FORCE et BEAUTE ; sagesse pour entreprendre, force pour exécuter, beauté pour orner.»
D. : «Quelle est la forme de votre Loge ?»
N. : «La même que celle d’un globe.»
D. : «Quelle est sa longueur ?»
N. : «De l’Orient à l’Occident.»
D. : «Quelle est sa largeur ?»
N. : «Du Septentrion au Midi.»
D. : «Quelle est sa profondeur ?»
N. : «Depuis la surface jusqu’au centre.»
D. : «Sa hauteur ?»
N. : «Un espace immense.»
D. : «Qu’entendez-vous par là ?»
N. : «Que le globe terrestre renferme tous les Maçons, lesquels ne composent qu’une seule et même Loge.»
D. : «Où se tient le Vénérable en Loge ?»
N. : «A l’Orient.»
D. : «Pourquoi ?»
N. : «Comme le soleil ouvre sa carrière de ce côté, de même le Vénérable s’y tient pour ouvrir la Loge, mettre les ouvriers en œuvre et les éclairer de sa Lumière.»
D. : «Où se tiennent les Frères Surveillants ?»
N. : «A l’Occident.»
D. : «Pourquoi ?»
N. : «Comme le soleil termine sa carrière de ce côté, de même les Surveillants s’y tiennent pour fermer la Loge, payer les ouvriers et les envoyer contents.»
D. : «Où se tiennent les Apprentifs ?»
N. : «Au Septentrion.»
D. : «Pourquoi ?»
N. : «Afin que de ce côté obscur ils puissent considérer les travaux des compagnons.»
D. : «Avez-vous reçu des gages ?»
N. : «Oui, Vénérable.»
D. : «Où les avez-vous reçus ?»
N. : «A la colonne J.»
D. : «A quelle heure se ferme la Loge ?»
N. : «A minuit.»
D. : «Quelle heure est-il ?»
N. : «Minuit plein.»
Le Vénérable frappe trois coups et dit : «Puisque la Loge se ferme à minuit, et qu’il est minuit plein, Frères premier et deuxième Surveillants, avertissez chacun sur votre colonne que la Loge d’Apprentif est fermée » , en disant cela, le Vénérable et tout l’Orient font le signe d’apprentif.
Le premier Surveillant frappe et annonce que la Loge est fermée. Il fait le signe, de même que la colonne du midi.
On fait la triple acclamation.
Quel est le premier soin d’un maçon ?
C’est de voir si la Loge est bien couverte.
Êtes-vous Maçon ?
Mes Frères et Compagnons me reconnaissent pour tel.
A quoi connaîtrai-je que vous êtes Maçon ?
A mes Signes, mes Marques et ma Parole.
Quels sont les Signes des Maçons ?
L’Equerre, le Niveau, & la Perpendiculaire.
Quels sont les Marques ?
Certains Attouchements réguliers que l’on se donne entre Frères.
Donnez-moi le Signe d’Apprentif ?
(On fait le Signe d’Apprentif.)
Donnez-moi l’Attouchement ?
(On donne l’Attouchement.)
Donnez-moi la Parole ?
Je l’épellerai avec vous. Dites moi la première lettre, je vous dirais la seconde.
DEM. J
REP. A
DEM. K
REP. I
DEM. N
Que veut dire JAKIN ?
Ma force est en Dieu ; & c’est le nom d’une des deux colonnes d’airain, placées à la porte du Temple de Salomon, auprès de laquelle s’assemblaient les Apprentifs pour prendre l’Ordre.
Quel est le mot de Passes des Apprentifs ?
T U B A L C A I N
Que veut dire TUBALCAIN ?
C’est le fils de Lamech, le premier qui travaille les Métaux.
D’où venez-vous ?
De la Loge de Saint-Jean.
Quelle recommandation nous apportez-vous ?
Bon accueil aux Frères Visiteurs.
N’apportez-vous rien de plus ?
Le Vénérable Maître de la Loge de Saint-Jean vous salue par trois fois.
Que venez-vous faire ici ?
Vaincre mes passions, soumettre mes volontés & faire de nouveaux progrès dans la Maçonnerie
Où avez-vous été reçu Maçon ?
Dans une Loge complète & régulièrement assemblée.
Combien y a-t-il de sortes de Loges ?
Trois : savoir la simple, la juste & la parfaite.
Qui compose la Loge simple ?
Trois, un Vénérable Maître, & deux Surveillants.
Où était placé le Vénérable ?
A l’Orient.
Pourquoi ?
De même que le Soleil se lève à l’Orient pour ouvrir le Jour, ainsi le Vénérable s’y place, pour ouvrir la Loge, l’éclairer, la gouverner, & mettre les Ouvriers à l’œuvre.
Où étaient placés les Surveillants ?
A l’Occident.
Pourquoi ?
De même que le Soleil se couche à l’Occident, pour fermer le Jour, ainsi les Surveillants s’y placent pour fermer la Loge, payer les Ouvriers, & les renvoyer contents.
Où se tenaient les Apprentifs ?
Au Septentrion.
Pourquoi ?
Pour garder et renforcer la Loge.
Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir Maçon ?
Parce que j’étais dans les ténèbres, & que j’ai voulu voir la lumière.
Par qui avez-vous été introduit en loge ?
Par un Ami qui m’a remis entre les mains d’un autre Ami, que j’ai reconnu après pour le second Surveillant.
Qui vous a examiné en Loge ?
Un expert
Dans quel état étiez-vous alors ?
Ni nu, ni vêtu ; cependant dans une posture décente & dépourvu de tous Métaux.
Pourquoi ni nu, ni vêtu ?
Parce que la vertu n’a pas besoin d’ornements pour paraître avec éclat.
Pourquoi dépouillé de tous métaux ?
C’est que lorsqu’on bâtit le Temple de Salomon, on n’entendit aucun bruit de marteau, ou d’autres outils, composés d’aucun métal.
Comment a-t-on pu élever un si vaste & solide édifice, sans le secours d’aucun instrument construit de métaux ?
C’est qu’Hiram, roi de Tyr, envoya à Salomon, les Cèdres du Liban, tous taillés & prêts à poser, & Salomon en fit faire autant dans les carrières, des pierres dont il avait besoin pour son Temple.
Comment avez-vous été introduit en Loge ?
Par trois grands coups.
Que signifie ces trois grands coups ?
Trois Paroles de l’Ecriture Sainte : Frappez, on vous ouvrira ; Parlez, on vous répondra ; Demandez, on vous donnera.
Que vous ont produits ces trois grands coups ?
Un second Surveillant.
Qu’a-t-il fait de vous ?
Il m’a fait faire trois fois le tour de la Loge, par le Septentrion, & m’a remis à l’Occident, entre les mains du premier Surveillant.
Que cherchiez-vous dans cette route ?
La lumière.
Que vous a fait faire le premier Surveillant ?
Il m’a fait mettre les pieds en équerre, il m’a fait voyager en Maçon, & il m’a présenté au Vénérable Maître.
Comment voyagent les Apprentifs ?
De l’Occident à l’Orient.
Pourquoi ?
Pour aller chercher la lumière.
Qu’est-ce que le Vénérable a fait de vous ?
Avec le désir sincère que j’avais & le consentement de la Loge, il m’a reçu Maçon.
Comment vous a-t-il reçu Maçon ?
Avec toutes les formalités requises ; j’étais dépourvu de tout Métaux ; j’avais le genou droit nu sur l’Equerre ; le soulier gauche en pantoufle ; la main droite sur l’Evangile ; & de la gauche je tenois un Compas à demi-ouvert sur la mamelle gauche, qui était nue.
Que faisiez-vous dans cette posture ?
Je contractais un engagement de garder les Secrets des Maçons & de la Maçonnerie.
Quels sont ces Secrets ?
Des Paroles, des Attouchements, & des Signes, sans nombre.
Qu’avez-vous vu quand vous avez entré en Loge ?
Rien que l’esprit humain puisse comprendre.
Qu’avez-vous vu quand vous avez été reçu Maçon ?
Trois grandes Lumières, placées l’une à l’Orient, l’autre à l’Occident, & la troisième au midi.
Pourquoi point au Septentrion ?
C’est que les rayons du Soleil pénètrent faiblement vers cette partie
A quoi servaient ces Lumières ?
A éclairer ceux qui venaient à la loge, ceux qui y travaillaient, & ceux qui s’en retournaient.
Que signifient ces trois Lumières ?
Le Soleil, la Lune, & le Maître de la Loge.
Où était située votre Loge ?
Dans la vallée de Josaphat, au pied de la plus haute montagne.
Quelle forme avait-elle ?
Un carré long.
Quelle longueur ?
De l’Orient à l’Occident.
Quelle profondeur ?
De la surface de la Terre au centre.
Quelle largeur ?
Du Midi au Septentrion
Quelle hauteur ?
Des pieds, des toises, & des coudées sans nombre.
Qui la couvrait ?
Un Dais céleste, orné d’étoiles.
Qui la soutenait ?
Trois grands Piliers.
Comment les nommez-vous ?
Sagesse, Force, & Beauté.
Pourquoi les nomme-t-on ainsi ?
Sagesse pour inventer ; Force pour soutenir ; Beauté pour orner.
Combien y avait-il de Fenêtres ?
Trois.
Où étaient-elles situées ?
L’une à l’Orient, l’autre au Midi, & la troisième à l’Occident.
Combien y avait-il de Bijoux dans votre Loge ?
Six ; savoir : trois mobiles, & trois immobiles.
Quels sont les bijoux mobiles ?
L’Equerre, le Niveau, & la Ligne d’à-plomb.
Quels sont les bijoux immobiles ?
La Planche à tracer, la Pierre brute, & la Pierre cubique à pointe.
Quel est l’usage des bijoux mobiles ?
L’Equerre sert à donner la forme ; le Niveau à mettre à l’uni ; & la Ligne d’à-plomb, à élever des perpendiculaires sur leurs bases.
Quel est l’usage des bijoux immobiles ?
La Planche à tracer sert aux Maîtres pour faire leurs Plans ; la Pierre brute sert aux Compagnons pour travailler, & la pierre cubique à pointe sert aux Apprentifs pour aiguiser les outils.
A qui était dédiée votre Loge ?
A Saint Jean.
Pourquoi ?
C’est que du temps des guerres Saintes, dans la Palestine, les Chevaliers Maçons se réunirent aux Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem.
Pourquoi met-on l’épée à la main quand on reçoit un Frère ?
C’est pour écarter les profanes.
Combien y a-t-il de sortes de Maçons ?
De deux sortes ; savoir : les Maçons de théorie, & les Maçons de pratique.
Qu’apprenez-vous étant Maçon de théorie ?
Une bonne morale, à épurer nos mœurs, & à nous rendre agréables à tout le monde.
Q’est-ce qu’un Maçon de pratique ?
C’est l’Ouvrier Tailleur de pierre, & qui élève des Perpendiculaires sur leurs bases.
Quels sont les devoirs d’un Maçon ?
De fuir le Vice, & de pratiquer la Vertu.
Quels sont ses qualités ?
Force, Sagesse, & Beauté.
Comment réunit-il en lui ces trois qualités ?
Sa Force est dans l’union avec ses Frères ; sa Sagesse, dans les mœurs, & la Beauté, dans son caractère.
Quelle heure est-il ?
Douze heures sonnées.
Quel âge avez-vous ?
Au dessous de sept ans.
Fin du Catéchisme des Apprentifs.
D. Etes-vous M.·. ?
R. Mes Frères me reconnaissent pour tel.
D. A quoi connaîtrais-je que vous êtes M.·. ?
R. A mes signes, paroles et attouchements et aux principaux points de ma réception fidèlement rendus.
D. Qu’est-ce qu’un M.·. ?
R. C’est un homme libre, égal aux rois, amis des hommes et de la vertu.
D. Où se tient le Vble ?
R. A l’Orient.
D. Pourquoi se tient-il à l’Orient ?
R. Comme le Soleil se lève en cette partie du monde pour l’éclairer, de même le Vble s’y tient pour ouvrir la L.·., mettre les ouvriers au travail et les éclairer de ses sages conseils.
D. Qui vous a procuré l’avantage d’être M.·. ?
R. Un ami que j’ai ensuite reconnu pour F.·..
D. Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir M.·. ?
R. Parce que j’étais dans les ténèbres et que j’ai voulu voir la lumière.
D. Où avez-vous été reçu M.·. ?
R. Dans une L.·. juste et parfaite.
D. Qui rend une L.·. juste et parfaite ?
R. Trois M.·. la forment, cinq la composent et sept la rendent juste et parfaite.
D. Qui sont les sept qui rendent la L.·. juste et parfaite ?
R. Un Vble M.·., un 1er et 2e Survt, un Secrétaire, un Orateur, un Trésorier et un Introducteur.
D. Comment s’appelle votre L.·. ?
R. La L.·. de St-Jean.
D. Pourquoi la nommez-vous la L.·. de St-Jean ?
R. Parce que du temps des croisades dans la Palestine, les chevaliers M.·. se réunirent aux chevaliers de St-Jean-de-Jérusalem, tinrent leur première assemblée dans l’église de St-Jean de sorte que, l’ayant choisi pour leur patron, toutes les L.·. lui furent dédiées et portent son nom.
D. Combien y a t-il de sortes de M.·. ?
R. De deux sortes ; ceux de théorie et ceux de pratique.
D. Quel est l’ouvrage du M.·. de théorie ?
R. C’est d’élever dans son cœur des temples à la vertu et des barrières au vice.
D. Quel est l’ouvrage du M.·. de pratique ?
R. C’est d’élever des perpendiculaires sur des bases.
D. Avez-vous des lumières fixes dans votre L.·. ?
R. Oui, T.·. Vble, trois, 1 à l’Orient, 1 au Midi et 1 à l’Occident.
D. Pourquoi point au Nord ?
R. Parce que le Soleil éclaire faiblement cette partie.
D. A quoi servent ces lumières ?
R. A éclairer ceux qui viennent à la L.·., ceux qui y travaillent et ceux qui retournent dans les ténèbres.
D. Comment avez-vous été introduit en L.·. ?
R. Par trois grands coups.
D. Que signifient-[ils] ?
D. Trois paroles de l’Écriture : frappez, on vous ouvrira ; cherchez, vous trouverez ; demandez et vous recevrez.
D. Expliquez cela.
R. J’ai frappé, on m’a ouvert ; j’ai cherché des amis, j’en ai trouvé ; j’ai demandé la lumière et on me l’a donnée.
D. Qui vous a reçu à la porte de la L.·. ?
R. Un frère que j’ai reconnu pour le 2e Survt.
D. Qu’a fait de vous le 2e Survt ?
R. Il m’a remis entre les mains du ler qui m’a fait voyager de l’Orient à l’Occident par la route du Nord.
D. Que cherchiez-vous dans le cours de vos voyages ?
R. La lumière.
D. L’avez-vous trouvée ?
R. Oui, Vble.
D. Qu’avez-vous aperçu en entrant en L.·. ?
R. Rien que l’esprit humain puisse comprendre.
D. Qu’a fait de vous ensuite le 1e Survt ?
R. Il m’a présenté au Vble.
D. Qu’a fait de vous le Vble ?
R. Avec le désir sincère que j’avais de voir la lumière et le consentement de la L.·., il m’a reçu M.·. avec les formalités ordinaires.
D. Quelles sont ces formalités ?
R. J’avais le pied gauche en pantoufle, le genou droit plié en forme d’équerre, le compas sur le cœur et la main droite sur le livre de vérité.
D. Qu’avez-vous fait dans cette attitude ?
R. J’ai contracté l’obligation de ne jamais révéler les secrets des M.·. et de la M.·..
D. Pourriez-vous répéter votre obligation ?
R. Oui, T.·. Vble.
D. Répétez-la !
R. Je promets, parole d’honneur, devant le Grand Architecte de l’Univers, qui est Dieu, etc.
D. Comment étiez-vous vêtu ?
R. Ni nu ni vêtu, mais d’une manière décente et dépourvu de tous métaux.
D. Pourquoi ni nu ni vêtu ?
R. Pour marquer que nous sommes tous égaux et que la vertu n’a pas besoin d’ornement pour paraître avec éclat.
D. Pourquoi dépourvu de tous métaux ?
R. Pour trois raisons ; la 1re pour m’apprendre à taire les vices désignés par les métaux ; la 2e pour me faire ressouvenir que je dois me dépouiller envers mes FF.·. pour les soulager dans leurs besoins ; la 3e en mémoire du Temple de Salomon qui fut bâti sans faire retentir le bruit de cognée, de marteaux ni d’aucun instrument de métal.
D. Comment cela se put-il faire ?
R. Les pierres avaient été taillées dans les carrières avec une telle précision, et les bois sur les chantiers, qu’il ne fut pas besoin d’aucun instrument de métal pour les mettre en place.
D. Pourquoi vous avait-on privé de la lumière ?
R. Pour m’apprendre à marcher en aveugle dans le sentier de la vertu.
D. Quand on vous eut donné la lumière, que vîtes-vous ?
R. Trois grandes lumières.
D. Que signifient-elles ?
R. Le Soleil, la Lune et le Vble M.·. de la L.·..
D. Quel est leur usage ?
R. Le Soleil sert à éclairer les ouvriers pendant le jour, la Lune pendant la nuit, et le Vble M.·. en tout temps dans la L.·..
D. Comment sont les FF.·. ?
R. Ils sont ornés d’un tablier de peau blanche, les mains gantées et l’épée nue.
D. Pourquoi ont-ils des gants et un tablier ?
R. En mémoire de ce que Salomon ordonna à ses ouvriers d’être ainsi pour ne point souiller la beauté des pierres destinées à son temple.
D. Après avoir vu la lumière, qu’a-t-on fait de vous ?
R. Le 1er Survt m’a emmené au pied de l’autel et m’a fait marcher en App.·..
D. Comment marchent les App.·. de l’Ordre ?
R. Par trois grands pas en équerre de l’Occident à l’Orient pour aller chercher les premiers rayons de la lumière.
D. Lorsque vous êtes arrivé à l’Orient, qu’avez-vous fait ?
R. On m’a fait ratifier mon obligation.
D. Quels sont les devoirs d’un M.·. ?
R. De fuir le vice et pratiquer la vertu.
D. Quels sont les secrets d’un M.·. ?
R. Des paroles, des signes et des attouchements.
D. Qu’avez-vous reçu après avoir reçu la lumière ?
R. Un tablier et des gants d’homme et de femme blancs.
D. Pourquoi un tablier ?
R. Pour marquer la candeur de nos mœurs.
D. Pourquoi des gants d’homme blancs ?
R. Pour nous apprendre que les M.·. ne doivent jamais tremper leurs mains dans l’iniquité.
D. Pourquoi des gants de femme ?
R. Pour détruire le préjugé vulgaire sur la M.·..
D. Que vous a-t-on donné de plus ?
R. Un signe, un attouchement et une parole.
D. Qu’entendez-vous par signe ?
R. Tout équerre, niveau et perpendiculaire.
D. Donnez-moi le signe.
R. .·.
D. Comment le nomme-t-on ?
R. Le guttural.
D. Que signifie-t-il ?
R. Que je dois préférer d’avoir la gorge coupée plutôt que de révéler les secrets des M.·. et de la M.·..
D. Qu’entendez-vous pas attouchement ?
R. Certaines façons de prendre les doigts et les mains dont les M.·. ont convenu pour se reconnaître.
D. Donnez moi l’attouchement.
R. .·.
D. Quel est le mot d’App.·. ?
R. C’est un mot que je ne sais qu’épeler. Donnez-moi la 1re lettre et je vous donnerai la 2e.
D. Que signifie ce mot ?
R. Que sagesse est en Dieu.
D. Quel est le mot de passe d’App.·. ?
R. Tubalkain, qui est le nom du premier homme qui inventa l’art de mettre les métaux en œuvre.
D. Où vous a-t-on placé après votre réception ?
R. Au Nord de la L.·..
D. Pourquoi ?
R. Comme le Nord est la partie la moins éclairée de la L.·., les App.·., qui n’ont encore reçu qu’un faible rayon de lumière, doivent s’y tenir.
D. Que signifient les trois grands pas qui vous ont porté au pied du trône après avoir reçu la lumière ?
R. Que le chemin de la vertu est épineux.
D. Que signifient les trois petits pas que vous faites en reculant ?
R. L’horreur que l’on doit avoir du vice.
D. Quelle est la forme de votre L.·. ?
R. Un carré long.
D. Quelle longueur ?
R. De l’Orient à l’Occident.
D. Sa largeur ?
R. Du Septentrion au Midi.
D. Sa profondeur ?
R. De la surface de la terre au centre.
D. Sa hauteur ?
R. Des pieds, des pouces, des coudées sans nombre.
D. Pourquoi répondez-vous ainsi ?
R. Pour faire connaître que les M.·. sont répandus sur la surface de la terre et de la mer.
D. Quelle est la hauteur de la porte de votre L.·. ?
R. Si haute qu’aucun profane ne peut regarder par-dessus.
D. Où est située votre L.·. ?
R. Dans la vallée de Josaphat, au pied d’une haute montagne où jamais lion n’a rugi, loup n’a hurlé ni femme jasé.
D. Pourquoi cela ?
R. Parce que les femmes et les animaux étant le symbole de l’indiscrétion, et la vallée de Josaphat étant le lieu le plus reculé que l’on connaisse, nous sommes éloignés de tout profane et de toute indiscrétion.
D. Qui couvre votre L.·. ?
R. Un dais céleste parsemé d’étoiles d’or.
D. Qui la soutient ?
R. Trois grandes colonnes.
D. Qui sont-elles ?
R. Sagesse pour inventer, Force pour soutenir et Beauté pour orner.
D. Quels sont les ornements de votre L.·. ?
R. Il y en a trois : la houppe dentelée qui marque la circonférence de la L.·. et l’union qui doit régner entre les frères, le pavé mosaïque orne le seuil de la porte, et l’étoile flamboyante en éclaire le centre.
D. Avez-vous des bijoux ?
R. Nous en avons six, trois muables et 3 immuables.
D. Quels sont les trois muables ?
R. L’équerre du Vble, le niveau du 1er Survt et la ligne d’aplomb du 2e Survt.
D. Quels sont les immuables ?
R. La pierre brute des App.·., la pierre cubique des Comp.·. et la planche à tracer des M.·..
D. Pourquoi les FF.·. avaient-ils l’épée à la main lorsque vous avez reçu la lumière ?
R. Pour marquer qu’ils étaient prêts à verser leur sang pour moi si j’étais fidèle à mes engagements ou à me punir si [je] devenais parjure.
D. A quoi travaillent les App.·. ?
R. A la pierre brute.
D. Où sont-ils payés ?
R. A la colonne J.
D. Que signifient les trois coups sur le compas lors de la réception ?
R. Les trois âges de l’homme, l’enfance, la jeunesse et la vieillesse, ou l’App.·., le Comp.·. et le M.·..
D. Quels sont les premiers devoirs d’un M.·. ?
R. Remplir l’état où la Providence l’a placé, fuir le vice et pratiquer la vertu.
D. Où se tiennent les Survts en L.·. ?
R. A l’Occident.
D. Pourquoi ?
R. Comme le Soleil termine sa carrière par cette partie, de même les Survts s’y tiennent pour aider le Vble à ouvrir [et] fermer la L.·., payer les ouvriers et les renvoyer contents.
D. Quels sont les devoirs d’un App.·. ?
R. D’aider les Comp.·., travailler assidûment et garder le silence.
D. Quel âge avez-vous ?
R. Trois ans et plus.
D. D’où venez-vous ?
R. De la L.·. St-Jean.
D. Qu’en apportez-vous ?
R. Joie, salut, bon accueil aux FF.·. et visiteurs qui composent cette R.·. L.·..
D. N’en apportez-vous rien de plus ?
R. Le Vble de la L.·. St-Jean vous salue par trois fois trois.
D. Que venez-vous faire ici ?
R. Vaincre mes passions, soumettre mes volontés aux vôtres et faire de nouveaux progrès dans la M.·..
D. Ne demandez-vous rien de plus ?
R. Une place parmi vous.
D. Quel est le dernier devoir d’un M.·. ?
R. Bénir l’Etre suprême et faire l’aumône aux pauvres.
V: Qu’est-ce qu’un Maçon?
1S: C’est un homme libre, également ami du pauvre et du riche, s’ils sont vertueux.
V: Que venons-nous faire en Loge?
1S: Vaincre nos passions, soumettre nos volontés, et faire de nouveaux progrès en Maçonnerie.
V: Où avez-vous été reçu?
1S: Dans une Loge juste et parfaite.
V: Que faut-il pour qu’une Loge soit juste et parfaite?
1S: Trois la gouvernent, cinq la composent, et sept la rendent juste et parfaite.
V: Depuis quand êtes-vous Maçon?
1S: Depuis que j’ai reçu la lumière
V: A quoi reconnaîtrai-je que vous êtes Maçon?
1S: A mes signes, paroles et attouchements
V: Comment se font les signes des Maçons?
1S: Par équerre niveau et perpendiculaire.
V: Donnez-moi le signe d’Apprenti.
1S: (on le donne).
V: Que signifie ce signe?
1S: Que le préférerais avoir la gorge coupée, (il fait le signe), à révéler les secrets des Maçons.
V: Frère Second Surveillant, donnez l’attouchement au Frère Premier Surveillant.
Il le donne, et le Premier Surveillant dit:
1S: Il est juste, Très Vénérable.
V: Donnez-moi la parole.
1S: Je ne dois ni lire, ni écrire; je ne puis qu’épeler; dites-moi la première lettre, je vous dirai la seconde.
Ils le disent par alternance:
J/A/K/I/N.
V: Que signifie ce mot?
1S: Ma Force est en Dieu, c’était le nom d’une colonne d’Airain placée au septentrion du Temple de Salomon, auprès de laquelle les apprentis recevaient leur salaire.
V: Donnez-moi le mot de passe d’Apprenti?
1S: —.
V: Que signifie-t-il?
1S: C’est le nom de celui des fils de Lamech, qui inventa l’art de travailler les métaux.
V: Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir Maçon?
1S: Parce que j’étais dans les ténèbres, et que j’ai désiré voir la lumière.
V: Qui vous a présenté en Loge?
1S: Un ami vertueux, que j’ai ensuite reconnu pour Frère.
V: Dans quel état étiez-vous, quand on vous a présenté en Loge?
1S: Ni nu ni vêtu, mais dans un état décent, dépourvue de tous métaux.
V: Pourquoi dans cet état ?
1S: Ni nu ni vêtu, pour nous représenter l’état d’innocence, et pour nous rappeler que la vertu na pas besoin d’ornements. Dépourvu de tous métaux, parce qu’ils sont l’emblème et souvent l’occasion des vices, que le Maçon doit éviter.
V: Comment avez-vous été introduit en Loge?
1S: Par trois grands coups.
V: Que signifient ces trois coups?
1S: Demandez, vous recevrez, Cherchez, vous trouverez; Frappez, et l’on vous ouvrira.
V. : Que vous ont produit ces trois coups?
1S: Un Expert, qui m’a demandé mon nom, mon surnom, mon âge, mon pays, mon état et si c’était bien ma volonté d’être reçu Maçon.
V: Qu’a fait de vous le Frère Expert?
1S: Il ma introduit en Loge entre les deux Surveillants, et ma fait voyager, comme un apprenti maçon doit le faire, afin de me faire connaître les difficultés qu’on rencontre pour devenir Maçon.
V: Que vous est-il arrivé ensuite?
1S: Le Maître de la Loge m’a, du consentement unanime de tous les Frères, reçu Maçon.
V: Comment vous a-t-il reçu?
1S: Avec toutes les formalités requises.
V: Quelles sont ces formalités?
1S: J’avais le genou droit nu sur l’Equerre, la main droite sur la Bible et le glaive, de la gauche je tenais un compas ouvert en équerre, la pointe appuyée sur la mamelle gauche qui était nue.
V: Qu’avez-vous fait dans cette posture?
1S: J’ai prêté l’Obligation de garder les secrets de l’Ordre.
V: Qu’avez-vous vu lorsque vous êtes entré en Loge?
1S: Rien, Très Vénérable.
V: Qu’avez-vous vu lorsqu’on vous a donné la lumière?
1S: J’ai vu le Soleil, la Lune, et le Maître de la Loge.
V: Quel rapport peut-il y avoir entre ces Astres et le Maître de la Loge?
1S: Comme le Soleil préside au jour, et la Lune à la nuit, de même le Maître préside à la Loge pour l’éclairer.
V: Où se tient le Maître de la Loge?
1S: A l’Orient
V: Pourquoi?
1S: De même que le Soleil se lève à l’Orient pour ouvrir la carrière du jour, ainsi le Maître se tient à l’Orient pour ouvrir la Loge, éclairer les travaux, et mettre les ouvriers en œuvre.
V: Où se tiennent les Surveillants?
1S: A l’Occident
V: Pourquoi?
1S: Pour aider le Vénérable dans ses travaux, payer les ouvriers et les renvoyer contents.
V: Où se tiennent les apprentis?
1S: Au Septentrion, parce qu’ils ne peuvent soutenir qu’une faible lumière
V: Comment s’appelle votre Loge?
1S: La Loge Saint-Jean.
D. Frère premier surveillant, êtes-vous Maçon ?
R. Mes frères me reconnaissent pour tel Très Vénérable.
D. Depuis quand – vous Maçon ?
R. Depuis que j’ai reçu la Lumière.
D. À quoi reconnaîtrai-je que vous êtes Maçon ?
R. A mes signes, paroles et attouchement.
D. Comment se font les signes des Maçons ?
R. Par équerre, niveau et perpendiculaire.
D. Donnez-moi le signe d’apprenti
(On le donne)
D. Que signifie ce signe ?
R. Que je préférerais avoir la gorge coupée plutôt que de révéler le secret des Maçons.
D. Frère deuxième surveillant donnez l’attouchement au Frère premier surveillant.
(Après l’avoir reçu, le premier surveillant dit : il est juste, Très Vénérable).
D. Donnez-moi la parole.
R. Je ne sais ni lire ni écrire, je ne puis qu’épeler ; dites-moi la première lettre, je vous donnerais la deuxième. (On l’épelle comme on l’a appris).
D. Que signifie ce mot ?
R. « Ma force est en Dieu ». C’était le nom d’une colonne d’airain qui était placée au septentrion du temple de Salomon, auprès de laquelle les apprentis recevaient leur salaire.
D. Donnez-moi le mot de passe d’apprenti.
R. Tubalcaïn.
D. Que signifie-t-il ?
R. C’est le nom de celui des fils de Lamech qui inventa l’art de travailler les métaux.
D. Pourquoi vous êtes-vous faits recevoir Maçon ?
R. Parce que j’étais dans les ténèbres et que j’ai désiré voir la Lumière.
D. Qui vous a présenté en Loge ?
R. Un ami vertueux que j’ai ensuite reconnu pour frère.
D. Dans quel état étiez-vous quand on vous a présenté en Loge ?
R. Ni nu, ni vêtu pour représenter l’état d’innocence et pour rappeler que la vertu n’a pas besoin d’ornements ; dépourvu de tous métaux, parce qu’ils sont l’emblème et souvent l’occasion des vices que le Maçon doit éviter.
D. Comment avez-vous été introduit en Loge ?
R. Par trois grands coups.
D. Que signifient ces trois coups ?
R. Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira.
D. Que vous en produit ces trois coups ?
R. Un expert, qui m’a demandé mon nom, mon prénom, mon âge, mon pays, mon état et si c’était bien ma volonté d’être reçu Maçon.
D. Qu’a fait de vous le Frère expert ?
R. Il m’a introduit en Loge entre les deux surveillants, et m’a fait voyager comme un apprenti Maçon doit le faire, afin de me faire connaître les difficultés que l’on rencontre pour devenir Maçon.
D. Que vous est-il arrivé ensuite ?
R. Le Maître de la Loge m’a, du consentement unanime de tous les frères, reçu Maçon.
D. Comment a-t-il reçu ?
R. Avec toutes les formalités requises.
D. Quels sont ces formalités ?
R. J’avais le genou droit sur une équerre, la main droite sur le glaive, de la gauche je tenais un compas ouvert en équerre appuyé sur la mamelle gauche qui était nue.
D. Que faisiez-vous en cette posture ?
R. J’ai prêté l’obligation de garder les secrets de l’Ordre.
D. Qu’avez-vous vu lorsque vous êtes entrés en Loge ?
R. Rien, Très Vénérable.
D. Qu’avez-vous vu lorsque vous a donné la Lumière ?
R. J’ai vu le soleil, la Lune et le Maître de la Loge.
D. Quel rapport peut-il y avoir entre ces astres et le Maître de la Loge ?
R. Comme le soleil préside au jour et la Lune à la nuit, le Maître président à la Loge pour l’éclairer.
D. Où se tient le Maître de la Loge ?
R. À l’Orient.
D. Pourquoi ?
R. De même que le soleil se lève à l’Orient pour ouvrir la carrière du jour, le Maître se tient l’Orient pour ouvrir la Loge, éclairer les travaux et mettre les ouvriers à l’Œuvre.
D. Où se tiennent les surveillants ?
R. À l’occident.
D. Pourquoi ?
R. Pour aider le Vénérable dans ses travaux, payer les ouvriers et les renvoyer contents.
D. Où se tiennent les apprentis ?
R. Au septentrion.
D. Pourquoi ?
R. Parce qu’ils ne peuvent supporter qu’une faible lumière.
D. Comment s’appelle votre Loge ?
R. La Loge de Saint Jean, Très Vénérable !
Q. Frère, quel est le lien qui nous unit ?
R. La franc-maçonnerie.
Q. Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ?
R. C’est une institution philanthropique, philosophique et progressive ayant pour base l’existence de Dieu est alimentée de l’âme ; pour objet, l’exercice de la bienfaisance, l’étude de la morale universelle, des sciences et des arts, et la pratique de toutes les vertus.
Q. Êtes-vous maçons ?
R. Mes frères me reconnaissent pour tel point
Q. Qu’est-ce qu’un maçon ?
R. C’est un homme libre et de bonnes mœurs, également ami du pauvre et du riche ils sont vertueux.
Q. Que venez-vous faire en loge ?
R. Apprendre à vaincre mes passions, à soumettre mes volontés et faire de nouveaux progrès dans la maçonnerie.
Q. Où avez-vous été reçu maçon ?
R. Dans une loge juste et parfaite.
Q. Que faut-il pour qu’une loge soit parfaite ?
R. Trois la gouverne, cinq éclairs, sept la rendent juste et parfaite
Q. quels sont les trois ?
R. Le vénérables et les deux surveillants.
Q. Depuis quand il vous maçon ?
R. Depuis j’ai reçu la Lumière.
Q. À quoi connaîtrait ce que vous êtes maçons ?
R. À mes signes paroles et attouchement.
Q. Comment se font les signes des maçons ?
R. Par équerre niveau est perpendiculaire.
Q. Donnez-moi le signe ?
(On le donne)
Q. Que signifie ceci ?
R. Que j’aimerais mieux avoir la gorge coupée que de révéler le secret des maçons.
Q. Donner l’attouchement au Frère premier surveillant
R. Après l’avoir reçu le premier surveillant dit : il est juste très vénérable !
Q. Dites-moi la parole
R. je ne puis que les pelées, dites-moi la première lettre, je vous dirai la seconde. (On l’épelle)
Q. Que signifie ce mot ?
R. Il établit, il fonde : c’est le nom d’une colonne de bronze placé au septentrion du plan du temple de Salomon auprès de laquelle les apprentis recevaient leur salaire.
Q. Pourquoi les maçons se servent-ils du nombre trois dans leur batterie leur acclamation leur manière de marcher et dans le baiser qui se donne ?
R. Parce que le nombre ternaire et la représentation des attributs de la divinité : infinité éternité toute-puissance ! Et qui se retrouve dans le triangle° symbole de Jéhovah.
Q. Quelle est la forme de votre loge ?
R. Un parallélogramme rectangle.
Q. Dans quel sens est la longueur ?
R. De l’Orient à l’Occident.
Q. Sa largeur ?
R. Du Midi au septentrion.
Q. Sa hauteur ?
R. Du Zénith au nadir, c’est-à-dire de la surface de la Terre à l’infini.
Q. Que veulent dire ces dimensions ?
R. Que la maçonnerie est universelle.
Q. Pourquoi votre loge est-il situé de l’Orient à l’Occident ?
R. Parce que la maçonnerie ainsi que les premiers rayons du soleil nous est venue de l’Orient.
Q. Qu’entendez-vous par loge ?
R. Nous appelons loge le lieu secret dans lequel les francs-maçons s’abritent pour couvrir leurs travaux.
Q. Qu’est-ce qui se tient votre loge ?
R. Trois grands piliers qu’on nomme sagesse, Force et beauté et qui sont symboliquement représentées par le vénérable les deux surveillants.
Q. Pourquoi vous êtes-vous faits recevoir maçon ?
R. Parce que j’étais dans les ténèbres et que j’ai désiré la ligne.
Q. Qui vous a présenté en loge ?
R. Un ami que j’ai ensuite reconnu pour frère.
Q. Dans quel état étiez-vous quand on a procédé à votre initiation ?
R. Ni nu ni vêtu, mais dans un état décent, et dépourvu de tous métaux.
Pourquoi dans cet état ?
R. Ni nu ni vêtu, pour nous représenter l’état d’innocence et nous rappeler que la vertu n’a pas besoin d’ornements ; dépourvu de tous métaux, parce qu’ils sont souvent l’emblème et l’occasion des vices tout maçons doit éviter.
Q. Comment avez-vous été introduit en loge ?
R. Par trois grands coups.
Q. Que signifient ces trois coups ?
R. Demandez, vous recevrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira.
Q. Que vous est-il arrivé ensuite ?
R. Après avoir subi diverses aux épreuves et du consentement de mes frères, le Maître de la loge m’a reçu maçon.
Q. Qu’avez-vous fait alors ?
R. J’ai promis de garder les secrets de l’ordre et j’en ai prêté l’obligation.
Q. Qu’avez-vous vu en recevant la Lumière ?
R. Le Soleil, la Lune et le Maître de la loge.
Q. Quel rapport symbolique qui a-t-il entre ces instants et le Maître de votre loge ?
R. Comme le soleil préside toujours et la Lune à la nuit de même le Maître président à la loge pour l’éclairer.
Q. Où se tient le Maître de votre loge ?
R. À l’Orient.
Q. Pourquoi ?
R. De même que le soleil apparaît à l’Orient pour ouvrir la carrière du de même aussi le Maître se tient Orient pour ouvrir la loge et mettre les ouvriers à l’œuvre.
Q. Où se tiennent les surveillants ?
R. À l’occident pour aider le vénérable dans ses travaux, payer les ouvriers et les renvoyer contents.
Q. Où se tiennent les apprentis ?
R. Au septentrion qui nous représente. Le moins éclairé ; parce qu’ils n’ont pas encore reçu une instruction complète en maçonnerie.
Q. Quel est l’œuvre des francs-maçons ?
R. Adorer Dieu, faire du bien à ses semblables, combattre les préjugés et travailler à sa propre perfection.
Q. Quel âge avez-vous ?
R. Trois ans.
Q. Êtes-vous franc-maçon ?
R. Mes Frères me reconnaissent pour tel.
D. Qu’est-ce qu’un franc-maçon ?
R. C’est un homme libre, de bonnes mœurs, il préféra toute chose la justice et la vérité, et qui, dégagé des préjugés du vulgaire, est également lamie du riche et du pauvre 600 vertueux.
Q. Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ?
R. La franc-maçonnerie est une institution dont le but est d’établir la justice dans l’humanité, d’y faire régner la fraternité.
Q. Quels sont ces principes ?
R. La tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience.
. Quelle est sa devise ?
R. Sa devise, formulée d’abord en France, adoptée ensuite dans d’autres pays, est : liberté, égalité, fraternité.
Q. Ne convient-il pas de corroborer par un quatrième terme ?
R. Oui, par la solidarité.
D. Quels sont les devoirs du franc-maçon ?
R. Indépendamment de son devoir d’aide et d’assistance envers ses Frères, le franc-maçon doit travailler sans relâche à la réalisation du but que poursuit la franc-maçonnerie. Il doit étudier avec soin toutes les questions qui agitent les sociétés humaines, chercher la solution par les voies pacifiques, propagent autour de lui les connaissances qu’il a acquises. Doit être bon, juste, digne, dévoué, courageux, exempte d’orgueil et d’ambition, affranchi de tout préjugé, de toute servitude, prête à tous les sacrifices pour le triomphe du droit de la vérité.
D. A quoi connaîtrais-je que vous êtes francs-maçons ?
R. A mes signes, mots et attouchements.
D. Comment se fait le signe ?
R. Par l’équerre, niveau et radiculaire. (On le fait).
D. Que signifie-t-il ?
R. Que j’aimerais mieux avoir la gorge coupée que de révéler les secrets qui m’ont été confiés. Symboliquement ce signe marque l’égalité, la droiture, la rectitude.
D. Donner l’attouchement au Surveillant de votre colonne.
R. (Après l’avoir reçu), le second Surveillant dit :
« L’attouchement est juste, Vénérable maître. »
D. Donnez-moi le mot de passe.
R. Tubalcaïn.
D. Que signifie ce mot ?
R. C’est le nom du premier homme qui, d’après la légende biblique, à travailler le métal.
D. Donnez-moi le mot sacré, au rite français ?
R. Je ne sais ni lire ni écrire ; je ne puis qu’appeler donnez-moi la première lettre je vous dirai la seconde. JAKIN (on le fait).
D. Que signifie ce mot ?
R. Stabilité, fermeté. C’est le nom d’une colonne du temple de Salomon près de laquelle les apprentis touchaient leur salaire.
D. Avez-vous pas d’autre mot de reconnaissance ?
R. Il y a encore les mots de semestre. À l’époque de chaque solstice, le Grand Orient adresse au Vénérable, sous pli cacheté, de mots destinés à constater la régularité des membres des loges. Ces mots sont communiqués en loge, sont là les règles établies : il ne doit être prononcé qu’à voix basse dans les locaux maçonniques.
D. Pourquoi, au grade que vous possédez, les francs-maçons se servent-il du nombre trois, notamment dans leurs attouchements, leur marche, en batterie, leur acclamation et le baiser qui se donne ?
R. Parce que le ternaire a un caractère symbolique depuis la plus haute antiquité. Pour les anciens initiés, il signifie : création, conservation, destruction. Pour nous, il symbolise le passé, le présent et l’avenir.
D. Pourquoi le triangle est-il notre emblème ?
R. Parce qu’il réunit trois en un ; parce que, formé par trois lignes trois angles, il était en géométrie la figure primordiale et que, servant à mesurer les distances les plus grands, il est une des bases de la science humaine.
D. Pour quelles raisons vous êtes-vous faits recevoir franc-maçon ?
R. Parce que j’étais dans les ténèbres et que je désirais la Lumière. La société au milieu de laquelle nous vivons n’est qu’à demi civilisée. Les vérités essentielles sont encore entourées d’ombres épaisses ; les préjugés et l’ignorance l’aveugle ; la force supprime le droit. J’ai cru je crois encore que c’est dans les temples maçonniques, consacré au travail à l’étude par des hommes éprouvés choisis, que de se trouver la plus grande somme de vérité et de lumière.
D. Pourquoi vos yeux étaient-ils bandés lorsque j’avais été introduit en loge, le jour de votre initiation ?
R. Pour marquer le sens de l’initiation, c’est le passage des ténèbres à la lumière.
D. Que vous a-t-on fait faire en loge, pendant que vous aviez le bandeau sur les yeux ?
R. On m’a interrogé à trois reprises, m’a fait faire trois voyages.
D. Quelle est la signification de ses voyages ?
R. Il représentait trois phases ascendantes de la vie humaine et le développement pratique du principe de solidarité il marque aussi la découverte de la vérité exige des efforts répétés.
D. Quelle est la signification des glaives dont les pointes étaient tournées vers vous quand le bandeau vous a été enlevé ?
R. Il m’annonçait que les francs-maçons se feront mes défenseurs, si ma vie ou mon honneur doit être menacé. Il m’annonçait aussi que je trouverais armés, des vengeurs de la franc-maçonnerie et de ses lois si je manquai à mes engagements et si je venais à forfaire au devoir.
D. Des glaives, que nous employons diverse et constance, n’ont-ils pas, de manière générale une signification symbolique ?
R. Ils en ont deux. Avant 1789, ils symbolisaient l’égalité. À cette époque, en effet, les nobles et les titulaires de certains offices avaient seul le droit de porter publiquement l’épée. Chaque Frère, quel que fût sa naissance de sa position sociale, ayant le droit de porter l’épée en loge, cette pratique avait indiqué que tous les hommes sont égaux.
En second lieu, le glaive le symbole du combat que l’on doit soutenir pour défendre la justice et la vérité. Le franc-maçon, plus que tout autre, doit lutter sans relâche contre l’injustice et le mensonge. Et il doit lutter toujours avec des armes loyales dont l’épée, le glaive, et le type traditionnel.
D. Que signifie l’équerre, sur lequel vous aimiez la main pour faire votre promesse solennelle ?
R. L’équerre est l’emblème de la rectitude du droit.
D. Pourquoi le Vénérable qui vous a reçu, vous a-t-il fait mettre un emblème destiné à la femme que vous aimez et que vous estimez le plus ?
R. Parce que nous n’admettons pas actuellement les femmes à l’initiation maçonnique, mais nous honorons leurs vertus et nous aimons rappeler leurs souvenirs.
D. De quelle sorte de travail le tablier comportait il emblème ?
R. Tout travail, intellectuelle ou manuelle.
D. Quels sont la longueur et la largeur de la loge ?
R. Sa longueur est de l’Orient à l’Occident ; sa largeur du Midi au Nord.
D. Que signifient ces dimensions ?
R. Que la franc-maçonnerie est universelle et s’étendra, un jour à toute l’humanité.
D. Pourquoi l’Orient en était la partie principale ?
R. Parce que la lumière suffit de l’Orient, et qu’il faut s’orienter pour trouver sa véritable direction.
D. Pourquoi les apprentis se tiennent-ils au Nord ?
R. Le Nord étend le côté le moins éclairé, cette place rappelle aux apprentis qu’ils doivent étudier s’instruire.
D. Que signifie le triangle lumineux placé à l’Orient et le qui s’y trouve ?
R. Ce triangle est l’emblème de la science qui éclaire et qui éclairera de plus en plus les hommes. L’œil ouvert figure la sagesse qui observait qui prévoit.
L’emblème du triangle avec l’œil ouvert remontait la plus haute antiquité est réputé employé par les premiers sages de l’Inde et par les druides gaulois.
D. Que rappellent les deux colonnes placées près de l’entrée du temple ?
R. Elle rappelle deux grandes colonnes creuses, en bronze, dans lesquels, lors de la construction du temple de Salomon, on renfermait les instruments précieux ainsi que les métaux destinés à la paye et près desquels les ouvriers recevaient leur salaire.
D. Que signifient les grenades entrouvertes qui sont sur les chapiteaux de ces deux colonnes ?
R. Ces fruits, divisées à l’intérieur par compartiment rempli d’un nombre considérable de grains systématiquement rangés, représente la famille maçonnique dont tous les membres sont hermétiquement reliés par l’esprit d’ordre et de fraternité.
D. Pourquoi votre atelier s’appelle-t-il une loge ?
R. Ce nom nous a été transmis traditionnellement par les francs-maçons constructeurs du Moyen Âge, qui désignait ainsi le lieu clos est réservé où se réunissaient les seuls initiés aux abords d’un grand édifice en construction.
D. Où avez-vous été reçu franc-maçon ?
R. Dans une loge juste et parfaite.
D. Que faut-il pour que nos loges choisissaient parfaites ?
R. Trois la dirigent, cinq éclairs, sept juste et parfaite.
D. Expliquer cette réponse.
R. Les trois sont le Vénérable les deux Surveillants. Ces trois officiers avec le Frère orateur et le secrétaire sont les cinq lumières la loge. Il faut que sept ans de la loge au moins, soient réunies, pourquoi travailler régulièrement.
D. À quelle heure ouvrons-nous et à quelle heure fermons-nous nos travaux ?
R. Allégoriquement, nos travaux s’ouvrent à midi et ferment à minuit.
D. Pourquoi ?
R. C’est le double symbole de la régularité. Midi et leur astronomique par excellence, le moment du jour qui varie le moins, déterminé par le passage du soleil au zénith. Pour commencer un travailleur fixe, il faut attendre cet instant précis. Commencer à midi, le travail se prolonge jusqu’à la fin de la douzième heure qui suit pour marquer que le franc-maçon doit employer la moitié de son temps à se rendre utile à s’instruire s’améliorer. Nos heures allégoriques se rattachent à la tradition d’après laquelle Zoroastre, l’un des premiers fondateurs des mystères de l’Antiquité, recevait ses disciples à midi, jour de séance, et les congédiait à minuit, après la guerre fraternelle qui terminé les travaux.
D. À quoi travaillez-vous comme apprenti ?
R. Dégrossir la pierre brute.
D. Quand allez-vous par là ?
R. J’entends acquérir les premières connaissances maçonniques, mais aussi améliorer moi-même en m’efforçant d’acquérir les qualités d’un bon franc-maçon.
D. Que fait en loge ?
R. On n’y combat la tyrannie, l’ignorance, les préjugés, les erreurs ; on n’y glorifie le droit, la justice, la vérité, la raison. C’est ce que les anciens formulaires maçonniques traduisent par ces mots : on n’y élève des temples à la vertu, et l’on y creuse des cachots pour les vices.
D. Pourquoi les francs-maçons font-ils usage de symboles et empathie langage allégorique ?
R. Par imitation des initiations anciennes et aussi parce que le symbole de l’allégorie, parlant à la fois au sens et à l’esprit, l’imagination et à la raison, servent mieux graver dans les mémoires les idées qu’ils expriment.
D. Quel âge avez-vous ?
R. Trois ans.
D. Vous recevez-vous votre salaire ?
R. À la colonne J.
D. Qu’ambitionner vous ?
R. J’espère l’honneur d’être admis parmi les compagnons.
D. Travailler et persévérer
D. Êtes-vous Franc-Maçon ?
R. Mes sœurs et mes frères me reconnaissent comme tel (le).
D. À quoi le reconnaîtrais-je ?
R. A mes signes, mots et attouchements.
D. Comment se fait le signe des Franc -Maçon ?
R. Par l’équerre niveau et perpendiculaire.
D. Que signifie ce signe ?
R. Que je préférerais avoir la gorge coupée plutôt que de manquer à mon serment.
D. Que signifie J, le mot sacré ?
R. C’est le nom d’une colonne d’airain placée face au temple de Salomon, côté nord, auprès de laquelle les apprentis touchaient leur salaire.
D. Que signifie T, le mot de passe de l’apprenti ?
R. C’est le nom du fils de Lamech, qui inventa l’art de travailler les métaux.
D. Qu’est-ce qu’un franc-maçon ?
R. Une homme ou une femme libre, également ami(e) du pauvre et du riche s’ils sont vertueux.
D. Ou avez-vous été reçu Franc-Maçon ?
R. Dans une loge. Trois la dirigent, cinq l’éclair, sept 40 juste parfaite. Les trois sont le vénérable les deux surveillants, qui font cinq Lumière avec l’orateur et le secrétaire et il faut septembre de la loge moins pour travailler régulièrement.
D. Pourquoi vous êtes-vous faits recevoir Franc-Maçon ?
R. Parce que j’étais dans les ténèbres et que je cherchais la Lumière.
D. Dans quel état vous a-t-on présenté en loge ?
R. Ni nu ni vêtu mais un État décent et dépouillé de mes métaux.
D. Comment avez-vous été introduit.
R. Par trois grands coups.
D. Que signifie-t-il ?
R. Frappez, on vous ouvrira ; demandez, vous recevrez ; cherchez et vous trouverez.
D. Que vous a-t-on fait faire ?
R. Après avoir donné mon assentiment et bu à la coupe d’amertume, on m’a fait voyager, puis prêter l’obligation de garder inviolable ment les secrets de l’ordre.
D. Qu’est-il arrivé ensuite ?
R. Le Maître de la loge m’a donné la Lumière est reçue apprenti franc-maçon.
D. Qu’avez-vous vu lorsqu’on vous a donné la Lumière ?
R. Le Soleil, la Lune et le Maître de la loge. Comme le soleil préside au jour et la Lune à la nuit, le Maître présidait la loge pour l’éclairer.
D. Où se tient le Maître de la loge ?
R. À l’Orient, pour ouvrir la loge, éclairer les travaux et mettre les ouvriers au travail.
D. Où se tiennent les surveillants ?
R. À l’occident, pour aider le vénérable dans ses travaux, payer les ouvriers et les renvoyer contents.
D. Où se tiennent les apprentis ?
R. Au septentrion, parce qu’ils ne peuvent supporter qu’une faible lumière.
D. À quoi travaillez-vous comme apprenti ?
R. A dégrossir la pierre brute.
D. Quel est l’emblème du tablier que vous portez ?
R. Il est l’emblème du travail, tant intellectuelle que manuelle.
D. Que fait-on en loge ?
R. On n’y élève des temples à la vertu il on n’y creuse des cachots pour les vices.
D. Quels sont la longueur et la largeur de la loge ?
R. La longueur et de l’Orient à l’occident et la largeur du septentrion midi, car la franc-maçonnerie est universelle.
D. Comment s’appelle votre loge ?
R. La respectable loge………. à l’Orient de………… du Grand Orient de France