Introduction

Etienne Morin est réputé être sinon le fondateur du moins l’initiateur d’un courant maçonnique qui aboutira bien après sa mort en 1771 à la création du REAA.
La vie d’Etienne Morin est pour le moins aventureuse, il part vers les Antilles et Fort de France vers 1740, son activité commerciale l’amène à se déplacer beaucoup dans les Caraïbes. Il est initié dans une Loge anglaise des Iles sous le vent, il reçoit l’initiation de L’arche Royale, rituels que l’on retrouvera plus tard dans les grades REAA.
Morin est à la base de ce que l’on nomme les Rite du Royal secret, rite en 25 grades. Il meurt peu de temps après avoir constitué à Kingston, un Conseil du Royal secret. Il parvient à sauver tous ses documents à la suite du tremblement de terre de juin 1770, et c’est à partir de ces documents et au travail d’Andrew Franken, qu’allait se fonder en 1801, à Charleston, le REAA

Bien évidemment ceci n’est qu’une esquisse historique, les SS :. FF :. du REAA la trouveront sans doute très insuffisante et ils auront raison. Mais mon propos n’est pas d’écrire l’histoire de ce rite, c’est déjà fait, et ce, par des historiens autrement plus compétents. Le REAA est donc un Rite en 33 degrés, dont la grande majorité ne sont pas conférés. Pourtant certains de ces degrés contiennent des pépites. Ne voulant pas dévoiler le contenu des rituels, j’ai limité mon travail à ce que l’on nomme : « le discours historique », lié à chaque degré. Tout un chacun pourra ainsi se faire une idée de ce qu’on apprend, dans tous ces degrés non conférés. Certains textes peuvent aider également à la compréhension des autres rites de perfection. Le but ultime étant, bien entendu, de donner envie au lecteur d’en savoir plus et de se procurer tous ces rituels.

1ère Partie : La Loge de Perfection

La première partie parcourt le contenu de la Loge de Perfection, soit le 4-14, avec notamment un degré fort intéressant le 13ème : Chevalier de Royal-Arche

4èmedegré : Maître secret

Les travaux du Templene sont pas terminés ; en particulier, le Saint des Saints, dont l’aménagement avait été confié à Hiram Abi, reste inachevé.
Salomon confie alors le travail à une commission de sept Maîtres.
Adoniram, fils d’Abda, un des intendants des tributs perçus par Salomon, a déjà été désigné, ainsi que cinq autres Maîtres maçons. Le septième sera le futur Maître secret.
Adoniram est un nom hébreu qui signifie « Maître grand ».
Ce nom ne doit pas être confondu avec Adonhiram, qui signifie : « Hiram, consacré au Seigneur ».

5èmedegré : Maître parfait

Le roi Salomon, ayant appris que le corps d’Hiram avait été découvert et déposé dans la partie ouest du Templeinachevé, ordonna à Adoniram, qui fut nommé Grand Architecte et Inspecteur des travaux, de préparer au Grand Mort des funérailles dignes de ses vertus.
Pour garder plus vivante la mémoire de son triste sort et pour entretenir l’indignation générale contre ses meurtriers, il donne alors de ne pas laver le sol du Templepour ne pas faire disparaître les traces du sang d’Hiram. Il convoqua, pour être présents aux funérailles tous les ouvriers du Temple, du mont Liban et des carrières.
En neuf jours Adoniram acheva le tombeau à la mémoire du Maître, tombeau de marbre blanc surmonté d’un obélisque triangulaire en marbre noir d’Égypte, sur lequel se trouvait une urne de la même matière, percé d’une épée. Sur l’une était gravé une branche d’acacia et sur le socle les initiales du mot M :.B :.N :.
Cette urne était destinée à recevoir le cœur, préalablement embaumé ce monument était élevé dans la partie ouest du Temple, un peu vers le Nord, et marquait l’endroit où les meurtriers avaient enfoui le cadavre. Il avait été décidé de ne pas célébrer les obsèques avant l’achèvement du monument.
Le corps fut embaumé et déposé dans un cercueil qui fut gardé dans la partie du Templeoù les trois Maîtres avaient l’habitude de se réunir pour délibérer et communiquer les mystères de la franc-maçonnerie primitive, mystères communs aux hébreux ou Phéniciens.
Trois jours après l’achèvement du monument les restes du Maître y furent déposés par le roi Salomon, aidé par Adoniram, Joaben (Joabert), par tous les princes, les nobles, les capitaines et par tous les ouvriers en présence du roi de Tyr qui s’appelait aussi Hiram, et qui était arrivé de son pays pour assister à l’imposante cérémonie. Plus tard, l’anniversaire de ses funérailles fut observé rigoureusement.
À cette occasion, un Frère figurait le disparu. On lui donnait le nom de Maître parfait (Mora Salem) parce qu’à partir de ce moment il devait par son caractère et sa conduite, être le représentant de Maître Hiram dont il avait occupé la place dans le tombeau et dont il avait porté le bijou et les décors.
Plus tard encore pour perpétuer le souvenir du meurtre du Maître, on n’en substitua une représentation dans les mystères hébraïques, à la place des cérémonies introduites d’Égypte par Moïse et de celle pratiquée en Phénicie.
Toutes les cérémonies étaient l’emblème d’une grande vérité et d’une idée directrice commune à tous les peuples anciens et qui nous est loisible de connaître en pénétrant nos mystères.
Aux trois premiers degrés nous avons appris que la réelle connaissance commence par celle de nous-mêmes. La sagesse antique disait connaît-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux.
C’est en secret que nous devons continuer son œuvre en pourchassant les meurtriers.
Au cinquième degré Hiram revient dans chacun de nous, par lui nous comprenons la noblesse de l’homme.
C’est dès à présent que nous devons étudier dans le silence et la méditation ce qu’on appelle improprement « les mystères » qui ne sont vérité que le résultat de l’évolution spirituelle, car il y a plus de choses sur la terre dans le ciel, que notre imagination serait concevoir.

6eme degré : Secrétaire intime

Conformément au traité que ces ambassadeurs avaient conclu avec le roi de Tyr, Salomon devait lui donner, en paiement des matériaux pris sur le mont Liban et dans les carrières de Tyr, un certain nombre de mesures d’huile, de miel et de blé.
Il devait de plus livrer une province de Galilée comportant 30 villes, dès l’achèvement complet du Temple. Salomon resta une année sans accomplir cette promesse. Hiram, le roi de Tyr, parcourut la province et trouva que la terre y était stérile, et que les habitants étaient grossiers et vicieux. Il estima en conséquence qu’elle constituerait plutôt une charge, en raison des dépenses à y effectuer qu’un profit apportant des revenus utilisables. Il se résolut donc à aller trouver Salomon pour se plaindre de lui. À Jérusalem, il se rendit dans la cour du palais où les gardes le conduisirent aussitôt dans l’appartement du roi qu’il trouva gémissant sur la perte d’Hiram Abif.
Le roi de Tyr entra si hardiment qu’un des favoris de Salomon, nommé Joaben (Joabert) supposa qu’il avait quelque dessin pernicieux. Il le suivit et entrevit la porte pour écouter. Hiram roi de Tyr l’ayant aperçu, s’écria « au ciel, on nous écoute » ! Il courut immédiatement à la porte pour se saisir du curieux et l’entraîner dans la chambre du conseil en disant : « le voilà ».
Salomon ne pouvant en douter, dit : « que ferons-nous de lui » ? Hiram mit la main sur la garde de son épée, Salomon le retint en disant : « attendez mon frère, il frappa alors sur la table. À ce bruit les gardes entrèrent dans la chambre, se saisir de Joaben (Joabert) répondirent de lui au roi.
 Salomon seul avec Hiram lui parla en ces termes :« Joaben (Joabert) est mon favori bien-aimé, celui des seigneurs de ma cour qui m’est le plus attaché. Je suis parfaitement convaincu de la pureté de son dessin. Ce qu’il a fait était pour ma sécurité. Quand il vous a vu traverser la cour, les traits altérés, sa curiosité a été éveillée. Je vous prie donc de révoquer la sentence que vous avez prononcée contre lui et je réponds de son zèle et de sa discrétion. Par cette intervention de Salomon, Hiram compris combien Joaben (Joabert) était cher à celui-ci est consenti à tout ce que Solomon lui demandait.
Avant de se séparer, ils renouvelèrent et signèrent une alliance définitive, défensive et offensive qui fut inaltérable. Ils arrangèrent aussi plusieurs autres affaires et Joaben (Joabert) devint : « secrétaire intime ».

7èmedegré : Prévôt et Juge

Le roi Salomon, voulant rétablir l’ordre parmi les ouvriers du Temple, nomma Adoniram, chef des prévôts et juge, et Tito, prince des Harodims, doyen des Maîtres irlandais, fut chargé de tracer les plans pour les ouvriers. Puis Salomon donna l’ordre à Adoniram et à Tito d’initier Joaben (Joabert), le plus intime des confidents du roi. Et voilà que Joaben (Joabert) fut initiée par Adoniram et par Tito. Il reçut de leurs mains, la clé d’or qui permet d’ouvrir la cassette d’ébène placées sur l’autel du Saint des Saints. Joaben (Joabert) ayant ouvert le coffret tomba en admiration devant lui.
Alors Salomon le releva, lui remit une balance dans les mains et de cette manière, les connaissances de Joaben (Joabert) crurent continuellement. 

8èmedegré : Intendant des bâtiments.

Le collège des intendants des bâtiments fut créé par Salomon pour récompenser les cinq principaux architectes qui avaient secondé Hiram pour la construction du Temple. Ils furent choisis tous les cinq pour le remplacer et pour terminer les travaux d’une certaine chambre secrète.
Ceux qui constituaient ce collège était tous des architectes de l’école d’Hiram Abi et devait connaître à fond les cinq ordres d’architecture. Ils étayent appelés à construire les Temples futurs d’après la saine et pure doctrine et à former aussi leurs successeurs.
Les cinq ordres d’architecture de ceux qui connaissent bien l’Art, sont les cinq points de la fidélité indiquée dans le rituel : agir, intercéder, prier, aimer et secourir ses Frères. Ils ont aussi un rapport certain avec l’architecture naturelle qui ressort du tantrisme, du taoïsme, du pythagorisme et de la kabbale, qui permet l’élaboration d’une règle d’or pour la réalisation des lois de l’harmonie universelle contribuant à l’accomplissement du grand œuvre.  Ils sont, en résumé, les cinq points parfaits de la maîtrise et c’est pourquoi le récipiendaire n’est admis à ce degré qu’en confessant son ignorance, pas n’importe où mais dans le cercle de la quadrature et dans le Saint des Saints.

9ème degré : Maître Elu des neufs.

Lorsqu’on informa le roi Salomon qu’Hiram n’était pas apparu parmi les bâtisseurs du Temple, il ordonna que l’on cesse tous travaux et défendit que l’on paye les ouvriers tant que l’on n’eût pas découvert Hiram mort ou vif.
Tous les Frères se lancèrent à sa recherche. La tombe d’Hiram, sur laquelle était plantée une branche d’acacia, fut découvert par le Frère inspecteur, ce qui fit accroître la confiance que Salomon lui témoignait. Mais le roi ne pouvait admettre que la mort d’Hiram resta impunie.
Aussi donnait-il l’ordre de poursuivre les meurtriers et promit-t-il une récompense à celui qui les ramènerait. Un jour que Salomon s’entretenait dans son palais avec les Maîtres dont le nombre était supérieur à 90, le chef de la garde entra, et déclara qu’un étranger voulait confier au roi un secret de la plus haute importance. Les Frères ressentirent beaucoup d’inquiétude en voyant la tête avec laquelle Salomon quitta la salle pour se rendre auprès de l’inconnu. Mais son absence fut de courte durée.
Salomon revint dans la salle et les informa que l’étranger connaissait l’endroit où s’étaient réfugiés les meurtriers du Maître et qu’il offrait d’y conduire tous ceux qui désiraient le suivre.
Tous les Frères dans un grand élan du cœur se déclarent prêts à l’accompagner.
Salomon en ressentit une profonde satisfaction, mais il déclara que neuf Maîtres suffiraient et que, le sort désignerait ceux qui allaient poursuivre les meurtriers et ceux qui auraient l’honneur de reprendre les travaux de construction du Temple.
Des billets portant les noms de tous les Maîtres furent placés dans une urne et les neuf Frères dont les noms sortirent furent ainsi Elus.
Dès que leurs noms furent cités, les visages des neufs Elus rayonnèrent de joie. Salomon leur ordonna de suivre l’étranger vers la caverne où le meurtrier, Abiram, s’était réfugié. Les neufs Elus se mirent en route. Pendant un certain temps, ils marchèrent ensemble mais l’un d’entre eux, nommé C bouillant d’impatience et assoiffé de vengeance devança les autres et pénétra le premier dans la caverne.
À la lumière d’une lampe qui brillait à l’intérieur, il vit le meurtrier se reposant sur le dos. Oubliant les instructions de Salomon, Joaben (Joabert) saisit son poignard et frappa le meurtrier à la tête. Sous le coup, celui-ci se ranima, la rage au cœur, mais la blessure et l’aspect intrépide de Joaben (Joabert) le firent trébucher. Il tomba, et criant désespérément : « Nekam, Nekam », ce qui veut dire vengeance, il rendit l’âme, Ivre de fureur Joaben (Joabert) trancha la tête du meurtrier d’Hiram, et la plaça à ses pieds avec le poignard. Puis voyant une source d’eau fraîche sourdre de la caverne, il se rafraîchit et, se couchant par terre, s’endormit profondément. Entre-temps, les huit autres Elus arrivèrent en compagnie de l’étranger. Moins assoiffés de vengeance que Joaben (Joabert), ils brouillaient du désir d’exécuter la volonté du roi.
Qu’elle fut donc leur stupéfaction lorsqu’ils virent Joaben (Joabert) endormi avec la tête d’Abiram, et le poignard sanglant à ses pieds. Le premier cri fut : « Nekam, Nekam » les cris éveillèrent Joaben (Joabert) qui se leva en sursaut et cria également : « Nekam, Vengeance ». Les Frères lui demandèrent : « qu’as-tu fait Joaben (Joabert) ? Que dira le roi ? »
Le front de Joaben (Joabert) s’assombrit. Il se rendait compte de la gravité de son crime. Il ne restait qu’un seul espoir de salut : la miséricorde du roi. Prenant d’une main la tête d’Abiram, et de l’autre le poignard, il suivit les Frères, qui l’amenèrent au palais.
Lorsque Salomon apprit que les Elus étaient revenus le jour même, il fut fort satisfait. Il ne doutait pas qu’ils avaient ramené le meurtrier d’Hiram. Il méditait sur le châtiment que demande une justice pure, quand il aperçut Joaben (Joabert) tenant à la main la tête des d’Hiram. Sur le coup, Salomon ne peut retenir sa colère qui l’envahit. Mais ensuite, se dominant, généreusement il pardonna Joaben (Joabert).

10e° degré : Illustre Elu des 15.

Salomon fit embaumer la tête pour qu’elle puisse se conserver et être exposée avec celle des deux autres assassins, quand on les aurait trouvés. Six mois après la mort d’Hiram Abif, Benguerber, l’un des intendants de Salomon apprit au cours d’une visite dans le pays de Gueth, tributaire de Salomon que Sterkin et Osterfult, les deux autres assassins d’Hiram Abif, s’y étaient retirés et s’y croyaient en sûreté.
À cette nouvelle Salomon écrivit immédiatement à Maaca, roi de Gueth et lui exprima son désir de voir découvrir les coupables et de leur infliger le châtiment appelé par leurs crimes. En conséquence Salomon choisit 15 des plus dignes Frères et zélés Maîtres, en y incluant les neufs qui avaient été à la recherche d’Hiram. Ceux-ci partirent le 15 du mois de Thalouz (qui correspond au mois de juin vulgaire) et arrivèrent le 28 du même mois dans le pays de Gueth. Ils remirent   la lettre de Salomon à Maaca qui, épouvanté par la nouvelle donna, sur-le-champ des ordres pour rechercher les deux brigands et pour les livrer aux israélites, en se trouvant heureux de voir ces états débarrassés de tels monstres.
On employa cinq jours à faire les plus exactes perquisitions. Zerbal et Héleham, les premiers découvrirent les assassins dans une carrière appelée Bendicat ; les scélérats furent enchaînés et chargés de fers sur lesquels on grava le crime, dont ils étaient coupables et le châtiment qui leur était réservé. Ils arrivèrent à Jérusalem le 15 du mois suivant de Ab et furent conduits à Salomon qui leur reprocha le noir forfait dont ils étaient coupables. Salomon les fit enfermer dans la tour d’Achyar jusqu’à l’heure de leur exécution. Le lendemain matin à 10 heures, les deux scélérats furent attachés à deux poteaux par le cou et par les pieds les bras liés par derrière. Leurs corps furent cruellement ouverts de la poitrine jusqu’à l’os du pubis. Ils demeurèrent ainsi attachés pendant huit heures. Les mouches et les autres insectes vinrent se repaître de leur sang et de leurs entrailles.

11e° degré : sublime Chevalier Elu.

La punition des trois assassins d’Hiram étend accomplie Salomon voulu récompenser le zèle et la fidélité des 15 grands Elus. Afin de ne faire aucune préférence ni faveur il résolut de choisir par bulletin 12 d’entre eux qui formeraient un grand chapitre et commanderait les 12 tribus d’Israël. Il leur donna le titre d’excellents Ermeck ou Emerech, qui signifie homme vrai en toutes circonstances, leur montra les Tables de la loi et les objets précieux renfermés dans tabernacle, puis il les arma de l’épée de justice à leur disant qu’ils avaient pour mission de rendre la justice et d’en suivre les lois en toutes circonstances.

12e°degré : Grand Maître architecte.

Le sage roi plein de justice et prévoyant les événements, voulu récompensait le zèle, et les connaissances et les vertus du sublime architecte Ermeck pour le faire approcher de plus en plus du trône céleste du grand architecte de l’univers. La divine prévoyance lui fit jeter les yeux sur les derniers Frères Chevalier-Elus, pour effectuer la promesse que Dieu avait faite à Enoch, Noé, Moïse et David, que si par leur ardeur ils pénétraient dans les entrailles de la terre, ce ne serait que par permission de la Divine providence. Salomon voulut former une école d’architecture pour ceux qui conduisaient les travaux du Temple, pour encourager les vrais maçons dans les progrès de l’art royal, et pour faire exister par cette école, ceux que le zèle et la discrétion feraient parvenir à la plus haute perfection. Il créa ce Grade sous le Titre de Grand Maître Architecte

 13e° : Chevalier de royale arche.

Longtemps après la mort d’Hiramet de Salomon et de tous leurs contemporains, après que les armées de Nabuchodonosor eurent détruit le royaume de Juda, raser la ville de Jérusalem, renverser le Temple, emmener en captivité ceux qui avaient survécu au massacre des populations : alors que la montagne de Sion n’était plus qu’un désert aride où paissaient quelques maigres chèvres gardés par des bédouins faméliques et pillards, un matin trois voyageurs arrivèrent au pas lent de leur chameaux.
Ces trois voyageurs étaient des Mages, des initiés de Babylone, membre du sacerdoce universel, qui venaient en pèlerinage et en exploration, aux ruines de l’ancien sanctuaire. Après un frugal repas, les pèlerins parcoururent l’enceinte ravagée. Les vestiges des murs et les fûts des colonnes leur permirent de déterminer les limites du Temple. Ils se mirent ensuite à examiner les chapiteaux gisant à terre, à ramasser les pierres pour y découvrir des inscriptions ou des symboles.
Pendant qu’ils procédaient à cette exploration, ils découvrirent une excavation sous un pan de mur renversé au milieu des ronces. C’était un puit s situé à l’angle sud-est du Temple. Ils s’employèrent à en déblayer l’orifice, après quoi l’un d’eux, le plus âgé, celui qui paraissait le chef, se couchant à plat ventre sur le bord, regarda à l’intérieur. On était au milieu du jour, le soleil brillait au zénith et ses rayons plongeaient presque verticalement dans le puits. Un objet brillant frappa les yeux du Mage. Il appela ses compagnons, qui se placèrent dans la même position et regardèrent.
Évidemment il y avait là un objet digne d’attention : sans doute un bijou sacré. Les trois pèlerins résolurent de s’en emparer. Ils dénouèrent les ceintures qu’ils avaient autour des reins, les attachèrent bout-à-bout et en jetèrent une extrémité dans le puits.
Alors, deux d’entre eux, s’arc-boutant, se mirent en devoir de soutenir le poids de celui qui descendrait. Celui-ci, le chef, empoignant la corde, disparue par l’orifice. Pendant qu’il effectue sa descente, nous allons vous dire quel était l’objet qui avait attiré l’attention des pèlerins. Pour cela nous devons remonter à plusieurs siècles en arrière jusqu’à la scène du meurtre d’Hiram.
Quand le Maître, devant la porte de Lorient, reçu le coup de pince d’un deuxième mauvais compagnon, il s’enfuit, ainsi que cela vous avait vous a été dit lors de votre réception au grade de Maître, pour gagner la porte du Sud ; mais, tout en se précipitant, il craignit soit d’être poursuivi, soit de rencontrer un troisième mauvais compagnon, ainsi que cela devait arriver. Il enleva de son cou un bijou qui était suspendu par une chaîne de 77 anneaux, et le jeta dans le puits qui s’ouvrait dans le Templeau coin des côtés est et sud.
Ce bijou était un delta d’une palme de côté fait du plus pur métal, sur lequel Hiram, qui était un initié complet, avait gravé le nom ineffable et qu’il portait sur lui, la face en dedans, le revers, seul exposé au regard, ne montrant qu’une surface unie.
Revenons à nos trois voyageurs. S’aidant des mains et des pieds, le Magedescendait dans la profondeur du puits, il constata que la paroi de celui-ci était divisée en zones d’anneaux faits en pierres de couleurs différentes, chacun d’une coudée environ de largeur. Quand il fut en bas, il compta ces anneaux et trouva qu’ils étaient au nombre de 10. Il baissa alors ses regards vers le sol vit le bijou d’Hiram, le regarda et constata avec émotion qu’il portait le nom le mot ineffable, qu’il connaissait lui-même, car il était, lui aussi un initié complet. Pour que ces compagnons, qui n’avait pas comme lui, reçu tous les grades, ne puisse le lire, il suspendu le bijou à son col par la chaînette, mettant la face en dedans, ainsi qu’avait fait le Maître. Il regarda ensuite autour de lui et constata l’existence dans la muraille, d’une ouverture par laquelle un homme pouvait pénétrer. Il y entra, marchant à tâtons dans l’obscurité. Ses mains rencontrèrent une surface, qu’au contact il jugea être du bronze. Il recula alors, regagna le fond du puits, averti ses compagnons pour qu’ils tinssent ferme la corde et remonta.
En voyant le bijou qui ornait maintenant la poitrine de leur chef, les Mages s’inclinèrent devant lui ; ils devinaient qu’il venait de subir une nouvelle consécration. Il leur dit ce qu’il avait vu, leur parla de la porte de bronze. Ils pensèrent qu’il devait y avoir là un mystère ; ils délibérèrent et résolurent d’aller ensemble à la découverte. Ils placèrent une extrémité de la corde faite de trois ceintures sur une pierre plate existant près du puits, et sur laquelle on lisait encore le mot « Jacquin ». Il roulait dessus un fût de colonnes où l’on voyait le mot « Boaz », puis assurèrent qu’ainsi tenue, la corde pouvait supporter le poids d’un homme. Deux d’entre eux firent ensuite du feu sacré à l’aide d’un bâtonnet de bois dur roulé entre les mains et tournant dans un trou fait en un morceau de bois tendre. Quand le bois tendre fut allumé et ils soufflèrent pour provoquer la flamme.
Pendant ce temps, le troisième était allé prendre, dans les paquetages attachés en croupe des chameaux, trois torches de résine qu’ils avaient apportée pour écarter les animaux sauvages de leur campement nocturne. Les torches furent successivement approchées du bois enflammé et s’enflammèrent elles-mêmes au feu sacré.
Chaque Magetenant sa torche d’une main, se laissa glisser le long de la corde jusqu’au fond du puits. Une fois-là, ils s’enfoncèrent sous la conduite de leur chef, dans le couloir menant à la porte de bronze. Arrivés devant celle-ci, le vieux Magel’examina attentivement à la lueur de sa torche. Il constata, dans le milieu l’existence d’un ornement en relief ayant la forme d’une couronne royale entourée d’un cercle composé de points au nombre de 22.
Le Mages’absorba dans une méditation profonde puis il prononça le mot « Malkuth » et soudain la porte s’ouvrit.
Les explorateurs se trouvèrent alors devant un escalier qui s’enfonçait dans le sol ; ils s’y engagèrent, toujours la torche en main, en comptant les marches, quand ils en eurent descendu trois, ils rencontrèrent un palier triangulaire sur le côté gauche duquel commençait un nouvel escalier, ils s’engagèrent dans celui-ci et après cinq marches trouvèrent un nouveau palier de même forme et dimensions.
Cette fois l’escalier continuait du côté droit et se composait de sept marches. Ayant franchi un troisième palier, ils descendirent neuf marches et se trouvèrent devant une deuxième porte de bronze.
Le vieux Mageexamina comme la précédente et constata l’existence d’un autre ornement relief représentant une pierre d’angle, entouré aussi d’un cercle de 22 points. Il prononça le mot « Yesod » et cette porte s’ouvrit à son tour.
Les Magesentrèrent dans une vaste salle voûtée circulaire, dont la paroi était ornée de neuf fortes nervures partant du sol et se retrouvant au point central du sommet. Ils l’examinèrent à la lueur de leur torche, et en firent le tour pour voir s’il n’y avait pas d’autre issue que celle par laquelle ils étaient entrés. Ils n’en trouvèrent point. Ils songeaient à se retirer ; mais leur chef revint sur ses pas, examina les nervures les unes après les autres, chercha un point de repère, comptait les nervures et soudain il appela.
Dans un coin obscur, il avait découvert une nouvelle porte de bronze. Elle portait comme symbole un soleil rayonnant toujours inscrit dans un cercle de 22 points.
Le chef des Magesayant prononcé le mot « Hod », la porte s’ouvrit et donna accès à une deuxième salle. Successivement, les explorateurs franchirent cinq autres portes également dissimulées et passèrent dans de nouvelles cryptes. Sur l’une de ces portes, il y avait une tête de lion : sur la suivante une lune resplendissante : puis ce furent : une règle, une courbe molle et gracieuse, un œil, un rouleau de la loi et, enfin, une couronne royale.
Les mots prononcés furent : Netza, Tipheret, Khesed, Din, Binah, C’hochmah et Kether. Lorsqu’ils entrèrent dans la neuvième voûte les Magess’arrêtèrent surpris, éblouis et effrayés. Celle-là n’était point plongé dans l’obscurité : elle était, au contraire, brillamment éclairée. Dans le milieu étaient placés trois lampadaires d’une hauteur de onze coudées, ayant trois branches, sur chacune desquelles étaient trois lampes. Ces lampes qui brûlaient depuis des siècles, dont la destruction du royaume de Juda, le rasement de Jérusalem et l’écoulement du Templen’avaient pas amené l’extinction, brillaient d’un vif éclat, illuminant d’une lumière à la fois douce et intense tous les recoins, tous les détails de la merveilleuse architecture de cette voûte sans pareil, taillé dans le roc vif.
Les pèlerins éteignant leur torche dont il n’avait plus besoin, les déposèrent près de la porte, ôtèrent leurs chaussures et rajustèrent leur coiffure comme en un lieu Saint, puis ils s’avancèrent en s’inclinant neuf fois vers les gigantesques lampadaires. À la base du triangle formé par ceci était dressé un autel de marbre blanc cubique de deux coudées de côté sur la face regardant le sommet du triangle était représentés, en or, les outils de la maçonnerie, la règle, le compas, l’équerre, le niveau, la truelle, le Maillet. Sur la face latérale gauche, on voyait les figures géométriques, triangle, carré, l’étoile à cinq branches, cubes.
Sur la face latérale droite on lisait les nombres 27,48, 343,7 129, 1000 332, 2197. Enfin, sur la face de derrière, était représenté l’acacia symbolique. Sur cet autel était posé une pierre d’agate de trois palmes de côté : dessus, on lisait, écrit en lettres d’or, le mot « Adonaï ».
Les deux Magesdisciples, s’inclinèrent, adorèrent le nom de Dieu : mais leur chef, relevant au contraire la tête leur dit : « il est temps pour vous de recevoir le dernier enseignement qui fera de vous des initiés complets. »
Ce nom n’est qu’un vain symbole qui n’exprime pas réellement l’idée de la conception suprême ». Il prit alors à deux main la pierre d’agate, se retourna vers ses disciples en leur disant : « regardez ! La conception suprême, la voilà ! Vous êtes au centre de l’idée » ! Les disciples épelaient les lettres Iod, He, Vau, He, et ouvrirent la bouche pour prononcer le mot, mais il leur cria : « silence c’est le mot ineffable qui ne doit sortir d’aucune lèvre » ! Il reposa ensuite la perte d’agate sur l’autel, pris sur sa poitrine le bijou du Maître Hiram et leur montra que les mêmes signes s’y trouvaient gravés.
« Apprenez maintenant, continua-t-il, que ce n’est pas Salomon qui fait creuser cette voute hypogée, ni construire les huit voutes qui la précèdent, pas plus qu’il n’y a caché la pierre d’agate. La pierre fut placée par Enoch, le premier de tous les initiés, l’initié initiant, qui ne mourut point ; et qui survit dans tous ses fils spirituels. Enoch vécu longtemps ma Salomon, avant même le déluge. On ne sait à quelle époque furent bâties les huit premières voûtes et celle-ci creusée dans le roc vif. »
Cependant les nouveaux grands initiés détournèrent leur attention de l’autel et de la pierre d’agate, regardèrent le ciel de la salle qui se perdait à une hauteur prodigieuse, parcoururent la vaste nef où leurs voix éveillaient des échos répétés. Ils arrivèrent ainsi devant une onzième porte, soigneusement dissimulée et sur laquelle le symbole était un vase brisé. Ils appelèrent leur Maître et lui dire : « Ouvre-nous encore cette porte, il doit y avoir un nouveau mystère derrière ».
« Non, répondit-il, il ne faut point ouvrir cette porte. Oui, il y a un mystère derrière, mais c’est un mystère terrible, un mystère de mort » !
Au ? Tu veux nous cacher quelque chose, le réserver pour toi : mais nous voulons tous savoir, nous l’ouvrirons nous-mêmes, cette porte ».
Ils se mirent alors à prononcer tous les mots qu’ils avaient entendus de la bouche de leur Maître : puis, comme les mots ne produisaient aucun effet, il dire tous ce qui leur passèrent par l’esprit. Ils allaient renoncer, quand l’un d’eux prononça : « nous ne pouvons pas cependant continuer à l’infini (Ein Sof) ». Sur ce mot, la porte s’ouvrit avec violence, les deux imprudents furent renversés sur le sol, un vent furieux souffla dans la voûte : les lampes magiques en furent éteintes.
Le Maître se précipita sur la porte, s’y arc-boutant, appela ses disciples à l’aide : ils accoururent à sa voix, et s’arc-boutèrent avec lui, et leurs efforts réunis parvinrent à refermer la porte. Mais les lumières ne se rallumèrent point.  Les Magesfurent plongés dans les ténèbres les plus profondes. Ils se rallièrent à la voix de leur Maître.
Celui-ci leur dit : « hélas ! Cet événement terrible était à prévoir. Il était écrit que vous commettriez cette imprudence. Nous voici en grand danger de périr dans ces lieux souterrains ignorés des hommes.
Essayons cependant d’en sortir, de traverser les huit voûtes et d’arriver au puit par lequel nous sommes descendus. Nous allons nous prendre par la main, nous marcherons jusqu’à ce que nous trouvions une muraille : nous suivrons ensuite celle-ci jusqu’à ce que nous rencontrions la porte de sortie. Nous recommencerons dans toutes les salles jusqu’à ce que nous soyons arrivés au pied de l’escalier de 24 marches. Espérons que nous y parviendrons ».
Ainsi firent ils. Ils passèrent des heures d’angoisse, mais ne désespérèrent pas.
Ils arrivèrent au pied de l’escalier de 24 marches. Ils les gravirent en comptant 9,7, 5,3, et se retrouvèrent au fond du puits. Il était minuit ; les étoiles du nadir brillaient au firmament ; la corde des ceintures pendait encore.
Avant de laisser remonter ses compagnons, le Maître leur montra le cercle découpé dans le ciel par l’ouverture du puits et leur dit : « les dix cercles que nous avons vus en descendant symbolise les neuf voûtes ou arche et l’escalier. La dernière correspond au nombre de 11, celle dont a soufflé le vent du désastre, c’est le ciel infini avec ses luminaires hors de notre portée qui le peuplent ».
Les trois initiés regagnèrent l’enceinte du Templeen ruine. Ils roulèrent de nouveau le fût des colonnes, sans y avoir vu le mot « Boaz » ; ils détachèrent leur ceinture, s’en enveloppèrent, se mirent en selle, puis sans échanger de parole, plongés dans une profonde méditation, sous le ciel étoilé, au milieu du silence de la nuit, ils s’éloignèrent dans la direction de Babylone au pas lent de leur chameau.

14e° degré – Grand Elu, ancien Maître parfait et sublime maçon.

Quand la construction du Templefut terminée, Salomon donna audience à tous les maçons successivement pendant trois jours. Le premier jour fut consacré aux Maîtres Elus qui furent introduits dans la voûte sacrée, tandis que les chevaliers de Royal arche gardaient l’entrée de la première arche. Pendant ce temps, les Grands Maîtres-architecte se tenaient dans l’appartement du roi. Il accorda le grade de perfection au plus vertueux des   deux ordres. Il leur donna sa bénédiction, leur découvrit l’arche d’alliance, ordonna plusieurs sacrifices, les admis aux Saintes libations et leur donna à chacun une bague d’or comme une preuve de l’alliance qu’il venait de contracter avec la vertu et les vertueux : il leur fit plusieurs présents et leurs permis de rester à Jérusalem ou de voyager comme ils le jugeraient à propos.
Le deuxième jour, il donna audience dans la cour du Templeaux Elus, intendant des bâtiments, prévôt et juge, secrétaires intimes, Maître parfait, Maître secret et Maître. Il leur accorda le grade de Maître-architecte, les décors et les ornements attachés à ce grade, leur fit divers présents et leur permit de rester ou d’aller où bon leur semblerait.
Le troisième jour, le roi donna audience aux compagnons et aux apprentis. Les compagnons se tenaient dans le Temple, près du tombeau d’Hiram Abi et les apprentis se tenaient hors du Temple.
Le roi donna aux compagnons qui en étaient le plus digne le grade de Maître ; ensuite il fit introduire les apprentis, dans le portique du Templeleur conféra le grade de compagnon. Il leur fit des présents et leurs permit d’aller où bon leur semblerait. Il donna ordre à ses intendants de les défrayer de leurs dépenses jusqu’à ce qu’ils fussent arrivés dans leur pays. Mais Salomon, ce monarque si sage et si vertueux devint orgueilleux. Il se livra à la débauche, abandonna le vrai Dieu, offrit de l’encens à l’idole de Moloch.
Ne pouvant empêcher l’égarement de leurs concitoyens, des maçons vertueux quittèrent leur pays natal ; les uns allèrent à Athènes, d’autres à Rome ; la plus grande partie passa en Calédonie, alors habité par les Scots ou écossais.
Nabuchodonosor, roi de Babylone, fit le siège de Jérusalem. L’armée était commandée par Nabuzardan qui se rendit Maître de la cité, rasa les murailles et détruisit le Templejusqu’en ses fondements. Les habitants furent faits prisonniers et exilés à Babylone avec toutes les richesses du Temple.
Des grands Elus parfaits sublime maçons parvinrent à pénétrer dans la voûte sacrée, où ils trouvèrent le corps de Caat, fils de Lévi.
Lors de l’invasion du Temple, Caat était de garde dans la voûte sacrée, comme Hiram Abi ,400 ans auparavant, Il préféra perdre la vie, en restant enseveli sur les ruines du Temple, plutôt que de découvrir par sa fuite le trésor confié à ses soins. Dès que les grands Elus eurent pénétré dans la voûte, ils s’écrièrent : Ma-hac-ma-ha :ra ; baï, ce qui signifie : Dieu soit loué nous l’avons trouvé. Ils effacèrent le nom sacré, mirent la plaque d’or dans l’Arche qui renfermait les tables de la loi et d’autres précieux trésor, cassèrent à la pierre cubique d’Agathe renversèrent le piédestal et creusèrent un trou de 27 pieds de profondeur, où ils enfouirent le tout. Ils couvrirent le corps de Caat d’une table de marbre. Ils se retirèrent, résolus de ne confier qu’à leur mémoire le grand nom, de ne le transmettre à la postérité que par tradition. C’est de là que vient, l’usage de l’épeler, cet usage fut conservé lorsque le Temple fut reconstruit, le grand prêtre, au milieu d’un petit nombre de parfaits maçons, formaient une chaîne en forme de cercle et l’épelait, une fois l’an dans le Templeordonnant au peuple de faire grand bruit à l’extérieur.